dimanche 24 avril 2022

TABOU DU DIMANCHE # la vérité sur la Corse 👉

⚠️ "Les personnages et les situations de ce récit étant purement réels, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que volontairement fortuite."
⚠️


Y. Moi. On part en Corse. En "vacances" donc. À priori. À priori seulement car à posteriori, c'était Koh-Lanta, sauf qu'à la fin il n'en restera pas qu'1. 

Épisode#1: le départ. 

En 10mn de Clio génération 2 entre la maison et le Ferry, gros "crac" côté roues avant, régulier genre bpm 108.1 [j'ai samplé]. Canon question musique mais cata question mécanique. Clio chérie avance jusqu'au port, alléluia. Y. est dégouté rapport à Clio chérie qui sort du contrôle technique [de pointe visiblement] et de chez Norauto La Plaine [je balance # vérité] où 4 pneus + plaquettes de freins ont été changés [pendant 4h de zonage dans la zone et 600€ de bonus à la sortie].
Moi je suis confiante, rapport à qu'on va pouvoir prendre le Ferry, et rapport aux 2 jeunes bogosses que j'interpelle pendant l'embarquement pour jouer avec nous à Docteur Maboul sur Clio chérie [le genre de BG T-shirt blanc/slim/Rayban/Stan-Smith que PERSONNE interpelle dans ce contexte, on est d'accord, sauf moi, rapport à je les sens bien].
Je fais bien, ils captent rien en méca, par contre G. est corse, et là ça change tout: prise en main direct de la situation par tél, rdv garage sécur à Bastia pour l'arrivée, bref Y. en ouvre les bières de joie, G. et L. en ouvrent les pochons de joie partagée, et on fête ça dignement sur le vieux capot de Clio chérie, entre les Audis A8 et les SUV nacrés. Grosse ambiance. 

Épisode #2: la Douane. 

Sur ce, on avance. Sur ce bis: les douaniers. Moi, pas briefée, je me rends direct. Rapport à la menace des chiens 50m plus loin [qu'existent évidemment pas 50m plus loin] => je sors mes 25g verts avec mon plus joli sourire [heureusement que le Poppers c'est légal vu qu'il est neuf], pendant que Y. nie jusqu'à la muerte qu'il a rien à déclarer, rapport à que "la drogue c'est mal et que le mal c'est pas bien". CQFD.
J'ai beau savoir qu'il doit être briefé LUI, je comprends rien. Seulement que mes 25g [que Y. m'a filés au passage] vont disparaître dans l'eau d'ici 5mn. Flemme.
Surtout que sans son look de hippie et sa Clio en soins palliatifs, je les aurais gardés mes 25g. Bref. 

Douanier-sans-cheveux m'emmène au bord de l'eau [so romantic] pour dire adieu à la vilaine drogue. 
Je propose donc dans la foulée une cérémonie d'offrande à mon père [dispersé dans les eaux depuis 20 ans et à qui j'ai pas pu dire Bye Bye]. Douanier-sans-cheveux me demande " Il est plongeur? "
" Non il est mort. "
Douanier parle plus, j'en profite pour nous mettre en mode bras-dessus bras-dessous face à la rive [pour la dite cérémonie], puis je disperse la beuh avec un petit discours improvisé. Minute de silence # 60 secondes exactement.
Je sais pas si douanier a kiffé [en plus des cheveux il a aussi perdu sa voix # malédiction], mais mon père sûr que oui. 
Y. et moi embarquons enfin, avec moins de drogue et plus d'amis. 

Épisode #3: la traversée. 

Culte. Coucher de soleil sur le pont. Nouvelles rencontres fortuites amicales. Dîner à la cafèt en mode Flunch [mais en pire rapport aux serveurs italiens qu'en ont rien à branler du service, de la fidélisation, et tout le bordel auquel on tient MÊME au Flunch].
# grand moment de poésie devant les frites ET les légumes vapeur ET le riz [pas] à l'italienne ET le plat du jour [de nuit] ET les patates rissolées, tout ça dans la même assiette qui ressemble à l'Everest [ j'ai tout demandé, j'ai tout obtenu, après les douaniers tout est easy].
Puis demi-nuit à 4 dans la demi-cabine de nos potes pas mécanos mais musiciens, le rêve, avec musique/vin/cigarettes-soignantes dans la VMC des WC [rapport à l'alarme], le tout à fond, ça va de soi. 

Épisode #4: le débarquement. 

Retrouvailles à 4 à 7h au café du 8ème avec l'ultime hymne d'arrivée à fond évidemment bien-sûr 🙉 Tout aurait pu être si simple, si les serveurs savaient servir. Ou connaissaient, même de loin hein, le concept de Cappuccino. Manifestement pas si simple.
G. remet les plateaux à l'heure au comptoir, puis j'invite les 3 paires de cojones à partir s'asseoir, convaincue que ma paire de boobs sera d'avantage pacifiante. Donc j'attends la commande, qui craint un max à l'arrivée, j'essaie de négocier un truc qui ressemble à ce qu'on a commandé [boobs au taquet], la négo se boucle sur un "va fan culo" du barman low-cost.
Par chance les 3 mots que je capte en italien, et que je rapporte à notre table avec les tasses approximatives.
G. pète un câble à la Corse, et va démonter le barman en italien.
À 7h du matin.
On adore tellement 🥰
Et on sort, à 6 cojones et 2 boobs  intacts. 

Épisode #5: le garage. 

Étrangement tout se passe bien. Les roues ont été mal montées par Norauto de La Plaine [je répète 📣] et les écrous ont sauté tranquillou [donc on serait potentiellement morts tranquillou dès le premier jour, dommage]. Le chef d'atelier arrange TOUT et fait payer RIEN. Oui, c'est possible. # Garage Le Chalet pour ceux qu'aiment rester vivants gratuitement. 

Épisode #6: J1 à Bastia. 

Garage donc, déjeuner avec amis locaux [hyper fun], shopping baskets avec amis Ferry [hyper important], glaces en terrasse, courses à l'hyper [hyper glam], et arrivée de nuit à San Giovanni Di Moriani [hyper happy].
10mn d'extase jusqu'au moment de tirer la chasse: pas d'eau. Où est l'eau ? On sait pas 🤔 Mais pas dans la maison. Ni dans le village. Ça se corse en Corse.
Et ça dure 4 jours.
Y. est au bord de la PLS, moi je gère sauf les pipis de nuit dans la pampa rapport aux vaches et cochons qui circulent librement [sans papiers sans masques sans stress].
Du coup j'ai beaucoup sprinté et beaucoup travaillé le pilotage de la vessie. Bref on s'organise, et je ravale parfois l'eau du dentifrice histoire de pas gâcher. 

Épisode #7: J4 de "vacances".

L'eau revient, orgasme.
Jusqu'à ce qu'un vaisseau sanguin de Y. explose dans un endroit du corps qui fait flipper [il y en a plein, choisis le tien].
Coups de fil de toute beauté à tous les Doc's de l'île de beauté, on adore toujours hein, puis enfin un qui consent à faire son travail : sauver des vies. Diagnostic tel: "Bénin mais urgent". Donc => Urgences => Polyclinique. Youpi, on avait pas fait ce musée encore. 
Quelques embrouilles au secrétariat et heures d'attente plus tard, ça rentre quasi dans l'ordre. Quasi dommage, on commençait quasi à bien prendre le rythme des quasi "vacances".
Mais malheureusement, la soirée se terminant en apéro potes et en jam session, on se quasi résigne à kiffer. 

Épisode #8: 3 jours de kiff.

3.Oui c'est possible. Rdv pros improvisés, rdv potes, plage, méditation, resto, grasse mat' [une seule hein faut pas déconner], bref des trucs normaux pour gens anormaux. Très bizarre. Très cool. Très inespéré. 

Épisode #9: Alain. 

Alain, il tient la boutique souvenirs de Moriani Plage. La moitié il les fabrique, l'autre il les vend. Alain est fan d'I Muvrini, depuis tout petit [là il est grand].
Crush instantané. Câlins, confidences, câlins, confidences, bref ça dure ça dure ça dure, et j'ai toujours pas de cadeaux pour les kids rapport à la CB pas acceptée # mafia un jour mafia toujours.
Du coup on revient demain. Et demain, c'est recrush. Câlins, confidences, câlins, confidences, ET cadeaux trop canons. 
On va voir I Muvrini ensemble cet été, promesse solennelle [j'ai craché derrière le présentoir des planchas pardon], de toute façon sa copine veut pas y aller. Elle veut rien d'ailleurs apparemment 🤷🏻‍♀️
Depuis Alain m'appelle pour parler, de rien, c'est bien, surtout que je déteste le tél, mais j'adore Alain [et I Muvrini qui lui a sauvé la vie, pour de vrai]. # Boutique L'Arcade route de la plage à Moriani [pour ceux qu'aiment les gens qu'aiment les gens, oui c'est possible].

Épisode #10: MON départ. 

C'est le mien toute seule, rapport au travail, pas envie pas envie pas envie. 12h de traversée de nuit jusqu'à Toulon [Bastia-Nice en semaine on oublie] puis 3h de transit puis 2 heures de TER Toulon-Nice [TGV on oublie].
SAUF QUE
ma copine d'amour D. de Lyon est en vadrouille camion avec son chéri depuis le même jour, à l'aveugle question destination, seule consigne: suivre les plaques d'immatriculation 333. Ouais c'est barjo. Ouais on adore. 
Et bim, un camion 333 sur l'A6 qui va ? À Marseille 🙌
Du coup Marseille-Toulon en camion ça c'est possible 🙏 Et me voici recueillie à 7h du mat sur le port par mes 2 amoureux pour 3h de délires au seul bar ouvert du quai [où O. le patron compte les secondes jusqu'à notre départ # relous dans la place].
Puis direction gare en camion de luxe, life is tellement beautiful. 
Tempête de câlins. Tempête de câlins. Tempête de câlins.
Puis train. 
Puis fin.


💥❤🎉
PS: on est toujours 2
même si on fait plus qu'1
🏆

vendredi 22 avril 2022

To BE back #work in progress

35 ans plus tard
Retour sur le territoire
De développement durable
Et de torture
Faut avouer
J'avoue aussi qu'aujourd'hui
La torture est consentante
Réjouissante
Flippante
En pleine recherche acoustique avec Michel PASCAL et Caroline DUVAL
Pour la prochaine créa de la Cie BE 

To Be or not to Be
Back
That is the emotion


🎼🤍🖤

jeudi 21 avril 2022

Work in progress #ENTRE

Caroline Duval en pleine discussion avec Sandra Bechtel.

Entre soleil et poésie, préparation des différents projets de la Cie Be.

Prochaine étape, la performance « Momentum » au Forum Jacques Prévert le samedi 7 mai. Une performance en lien avec la création en cours de la Cie, « ENTRE ». 

Plus d’informations sur le site du Forum et à venir sur nos réseaux !


😎✍💡

dimanche 17 avril 2022

TABOU DU DIMANCHE # NON MA COLÈRE N'EST PAS HORMONALE

Les hommes se demandent pourquoi les femmes sont si en colère, 
MÊME les mecs AVEC des femmes ET des filles.
🤔
Jackson Katz - éminent chercheur social - démontre pourquoi, 
en demandant aux hommes PUIS aux femmes d'une même audience:

"Quelles mesures prenez-vous TOUS les jours pour vous empêcher d'être agressé(e) sexuellement ?" 
  • Hommes➡ " Rien. Je n'y pense pas." 
  • Femmes➡ " Tenir mes clés comme une arme potentielle / Regarder à l'arrière de la voiture avant d'entrer /Porter un portable / Ne pas faire mon jogging la nuit / Verrouiller toutes les fenêtres quand je dors, même les nuits chaudes d'été / Faire attention à ne pas trop boire / Ne pas poser mon verre sans surveillance, m'assurer que je le vois remplir / Posséder un gros chien / Porter une bombe lacrymo ou un spray au poivre / Posséder un numéro de téléphone non répertorié / Enregistrer la voix d'un homme sur mon répondeur / Me garer dans des zones bien éclairées / Ne pas utiliser de parking / Ne pas monter dans les ascenseurs avec un seul homme, ou avec un groupe d'hommes / Varier ma route du travail / Regarder ce que je porte / Ne pas utiliser les aires de repos d'autoroute / Utiliser un système d'alarme à domicile / Ne pas porter d'écouteurs lors du jogging / Éviter les forêts ou les zones boisées, même dans la journée / Ne pas prendre un appartement au premier étage / Sortir en groupe / Posséder une arme à feu / Rencontrer des hommes aux premières dates dans les lieux publics / M'assurer d'avoir une voiture ou un taxi / Ne pas regarder ou avoir un contact visuel avec les hommes dans la rue / M'assurer que ma famille connait mon itinéraire /  Avoir des serrures supplémentaires sur mes portes et fenêtres /  M'assurer que la porte de mon garage est fermée tout le temps avant que je parte / M’assurer que la porte de mon garage  est fermée tout le temps avant que je sorte de ma voiture /  Laisser allumer les lumières extérieures toute la nuit /  Verrouiller les portes de ma voiture dès que j'entre dedans."
WTF ?!
LE JETON EST TOMBÉ ?? 
ÇA Y EST ??? 
PARCE QUE PERSO

Sur ces 32 mesures quotidiennes, j'en prends 29.
[parce que j'ai pas de garage, et pas le feeling avec le jogging, les chiens et les armes à feu, même si un Colt Mustang 380 m'attend sur la Riviera]. 
Mais j'ai
Un Taser déguisé en iPhone
Une alarme à 120 dB déguisée en porte-clés
Une bombe lacrymo déguisée en rouge à lèvres
Un kit trans-trans [transports-transformisme] pantalon/baskets/solaires/foulard
Le N° de TOUS les commissariats dans un rayon de 20 km
L'appli Sekura
Une vision laser à 360
ET un marimaginaire boxeur super-jaloux-super-pas-commode-qui-m'attend-juste-là-bas-et-qui-va-te-défoncer-ta-gueule-si-t'insistes.
Le tout H24 dans mon sac.
ET JE DÉGAINE AU MOINS 3 CHOSES PAR JOUR, les jours où je sors.
Alors OUIma colère est justifiée
OUI, ma colère est quotidienne
OUI, ma colère est bien réelle
OUI, ma colère pèse dans mon sac
OUI, ma colère est épuisante
OUI, ma colère est infinie
OUI, ma colère est contagieuse
OUI, ma colère est celle de ma fille, ma sœur, ma nièce, ma mère, ma meilleure amie
OUI, NOTRE colère est inadmissible
Et NON, NOTRE colère n'est pas hormonale.
Putain NON vraiment pas. 


💣💔💣

lundi 11 avril 2022

San Giovanni Di Moriani // 11 avril 2022 # vacances J1

2022
2022
Pas d'eau
Pas d'eau PAS D'EAU
Oui ça se peut
En 12h on s'adapte
Comme on peut
Assez mal en fait
Se laver les mains ? 
Bein non 
Se brosser les dents? 
Oui, mais chaud le rinçage
Cuire des pâtes ? 
Bein non
Faire ses besoins ? 
Oui, mais chaud le derrière à l'air sous les buissons du voisin [qu'on connaît pas hein]
Faire la vaisselle ? 
Bein non
On recycle on économise
Ou on arrête de manger ça marche aussi
Se laver le corps
Oui, mais certaines parties bien choisies, chacun ses priorités hein 
Se laver les cheveux
Bein non, style Rastafatai adopté
Faire disparaître le verre de rouge haut de gamme éclaté au sol [pour cause de perte de repères aquatiques]
Oui, mais pas cool sopalin lingettes et parfum d'alcoolique anonyme dans la cuisine Mobalpa
Boire
Oui et non
Oui sinon on meurt hein, et non sinon on urine en continu et retour à la case pas de chasse d'eau

Bref
La Corse c'est top
Vraiment
Demain c'est shampooing chez Gilles
Besoins aux WC de la cafet du Leclerc [spacieux à proposer une soirée mousse, je tiens un truc]
Douche on verra
Ou pas
Repas on sait pas 
Le reste non plus demain on sait pas
Le reste qu'a rien à voir avec la pénurie je veux dire
Le mood la mort la vie
Le kiff le spleen la maladie
On sait pas de chez pas
On sait qu'on sait pas
Pas grave on fait comme si
Sinon la chute libre à la sonnerie
Du réveil

Là c'est retour aux sources
Minimalisme de survie
À l'ère du tout cuit
Enfant gâtée que je suis
Inconsciente de cette eau free
De midi à minuit
Là je peux te dire
Suis bien gâtée question ressources
À inventer
Pour poser ma poudre pailletée après les ablutions automatiques
Pendant que l'homme qu'a pas de poudre pailletée
Se tire avec tout le plastique
Dans un réflexe d'ours mal léché
Retrouver l'eau à LA source


Ça se corse en Corse 🧘🏻‍♀️

dimanche 10 avril 2022

# tabou du dimanche * CES [P]HO[B]BIES DE CHAQUE INSTANT

Être
Enfermée Immobilisée Coursée Harcelée Attaquée Incarcérée Rejettée Humiliée Ratée Ruinée Trahie Soumise Inutile Malade Morte Derrière des barreaux Devant des projos[
P]HO[B]BIE

Avoir
Des douleurs Des traumas Des blattes Des dettes Des paniques Des diagnostics Des malaises Des punaises Des rides Des Hemorroïdes Des tocs Des électrochocs Des rdv pros Des rdv chauds
[P]HO[B]BIE

Prendre
L'avion L'ascenseur L'autoroute Les grands axes Les souterrains Le RER C Des médocs Des kilos Des râteaux 
[P]HO[B]BIE

Faire
De l'escalade Du canyoning De la rando De la spasmo Des mammos Des fibros Des colos Des abdos Des arythmies Des insomnies Des frottis Des CDI Des IRM Des IVG Du VTT 
[P]HO[B]BIE

Mettre
Un masque Un stérilet Une sonde Des implants Des capotes Des oeillères Des bikinis Des couches De l'eau dans mon Bordeaux
[P]HO[B]BIE

Monter
Des projets Des meubles Des marches Des stratagèmes En altitude En pression En grade Un Pur-sang Un Pur-con Au créneau Au Ciel
[P]HO[B]BIE

Descendre
Une piste verte Un être humain À la cave À -1000€ À -1000 sous l'eau Aux poubelles Aux oubliettes Aux enfers
[P]HO[B]BIE

Aller
Au labo À l'hosto À Fleury À l'Urssaf À Bombay À l'Elysée Au crématorium Chez le dentiste Chez Zara  Chez Inter
[P]HO[B]BIE

Fréquenter
La nuit La violence à misère Les insectes Les cons L'injustice La perversion L'abus L'emprise Les réseaux sociaux Les psychopathes Les psycho rigides Les gourous Les grands obsédés Les grands magasins Les Assedic
[P]HO[B]BIE

Conclusion #1
Qu'est-c'que j'm'éclate mon dieu

 
Conclusion #2
On s'éclate comme on veut

Conclusion #3
LA VIE EN BLEU

💊🌥💉

dimanche 3 avril 2022

Tabou du dimanche #[EN]VIE 🔥❤💣

 "On fait pas toujours ce qu'on a envie de faire dans la vie"

Et là je suis morte
De stupéfaction, d'absurdité, de colère

QUI a sorti cette saloperie de déclaration
QUI c'est, en vrai
Et à quelle heure il a raison
Sur la fonction de l'envie
Et son utilisation ? 
Personne justement. 
Exactement : PERSONNE. 
Au mieux un pervers
Né pour flinguer le monde
Gratuitement

Dément. 

Si je fais pas ce que j'ai envie
À quoi ça me sert de rester en vie ? 
J'vais pas faire les envies des autres en vie
Ce serait très con
Et je vais pas enchaîner les rides et les poils blancs
En me disant inexorablement
"non bichette, on fait pas toujours ce qu'on a envie dans la vie"
Ce serait très très con

Bien-sûr que mon devoir est de faire ce que j'ai envie
Tant que je suis en vie
Et même dans mes futures vies de morte

Avant tout

Personne va s'occuper de mes envies à ma place
Normal
Les gens ont déjà pas le temps de t'appeler pour ton anniv
Manquerait plus qu'ils se tapent tes envies 
Du coup elles vont crever
Et je vais faire de tout mon vivant
Un enviecide permanent ?
Pour un dicton à la con? 
Ce serait très très très con. 

Mes envies sont reines
Et je devrais les traiter comme des bagnardes ? 
Comme des bâtardes même ? 
Filles de Père Robotisé et Mère Culpabilité ? 
Alors qu'elles sont clairement filles de Père Éclairé et Mère survie ? 

Parce que c'est ça les envies
C'est la survie
Celle de ton âme et de ta présence ici
C'est pas des caprices de mômes 
Ou de pseudo stars sous coke (qui savent vachement bien faire aussi des caprices faut pas se mentir) 

La réalisation souveraine de mes envies reste la seule preuve de mon passage 
Et qu'on me parle pas de la descendance comme preuve
Parce que là aussi je négocie pas sur l'envie AVANT tout
Avant le Bon moment
Avant le BON âge
Avant la BONNE situation pro
AVANT d'avoir pratiqué le potentiel père la potentielle BONNE longueur de temps
Y a PAS moyen
C'est l'envie qui règne et ordonne
Et si elle pousse dans mon jardin organique
Même 5mn mais que je la sens
Comme on sent l'odeur de la boulange en passant devant par hasard à 6h du mat
Et que soudain l'envie d'un croissant chaud devient obsession
C'est pareil

L'envie véritable supporte pas la stratégie
Le désir oui
Il se cultive et se densifie avec le temps et le fantasme
Mais pas l'envie
Aussitôt née elle peut partir en réa et y crever
Si je lui donne pas le sein direct
Je sais j'ai déjà essayé
Plusieurs fois
Trop de fois 
Vraiment trop ça craint
J'ai déjà un petit enviecide dans mon casier
Petit hein
Et il va rester petit
J'en ai envie plus que tout

DONC
Si j'ai envie 
De faire mon premier mariage visio
En pyj peignoir léo
Sur écran géant
Rapport aux zéros rassemblements
Et d'ambiancer la mairie vide
 Avec ma Grey Goose pleine
À 10h du mat
Devant Mr le Maire
[Ou plutôt derrière]
En duplex Paris - Cagnes sur mer

 💥GO✌


vendredi 1 avril 2022

LA VIE D'ART[R]ISTE # RDV [QUASI] PRO

L'éditeur
Moi
On discute
On étudie le contrat
J'en reviens pas
Un livre à MOI
C'est la première fois
Je suis excitée
Lui aussi on dirait
Il me dit
"J'aimerais beaucoup te baiser une fois par semaine"
Stupéfaction
Panique
Je me dis
"Keep the power sister and stay pro"
J'me ressaisis
Puis je lui dis
"Pourquoi pas le lundi"
Je sais pas d'où c'est sorti
Instinct de survie
Il rit
Moi aussi
Jaune ou gris on sait plus trop
Je crois que j'ai réagi comme il faut
Pro
Bien-sûr le lundi c'est NO
Les autres jours aussi
Le contrat c'est OUI
Bien-sûr il a compris
To be or not to be
Pro
C'est chaud
C'est not easy

End of the story.


💣💔

dimanche 27 mars 2022

Tabou du dimanche #reprendre son env[i]ol

22900 viols
Enregistrés
En France
En 2019

22900 viols
Enregistrés
En France
En 2019

JUSTE EN RE GIS TRÉS
JUSTE EN FRANCE
JUSTE SUR 12 MOIS
T'imagines les autres ?
Pas enregistrés ?
Pas en France ?
Sur 7 000 000 d'années ? T'imagines ?

Moi j'imagine pas
Tous ces braquages à la seconde
Ceux qui peuvent pas s'avouer
À soi-même déjà
Alors aux autres
C'est mort

Moi j'imagine pas
Ces cimetières de chrysanthèmes
Qui poussent en silence dans les ventres
Effractionnés
Fracturés
Que le temps recolle pas
Clairement
Faut pas t'arranger avec ça
Avec le temps qui répare et au passage te rend amnésique
Au mieux le temps
Dans ces ventres
Il plantera une rose
Rouge
Dans le dark insondable
Du secret
Que t'as enterré au pilon
Toi qu'as pas demandé la permission
D'entrer dans nos maisons
Toi qu'as pas essuyé tes pieds cons comme ta bite sur le paillasson

Imagine
Si t'as un bout de cerveau dispo
Je passe devant ta baraque
Superbe et exposée
Provocante
Exhibitionniste avec sa façade vierge et ses vitres à poil
Et
Comme une envie de pisser
Je défonce ta porte en acajou
Je souille ton tapis immaculé
Je vide ton mini-bar
Je pénètre tes placards
Je déchire tes costards
Sous pulsion
Elle abuse quand même ta maison
Reconnais

Bein alors t'es contrarié ?
Fallait pas l'exposer ta maison
Petit con
Comment tu veux que je résiste
Comment tu veux qu'on résiste
Nous les 22900 écervelé.es
À pénétrer ce que t'as de plus précieux
Si tu l'affiches comme ça sur tes murs en testostérone
Fallait mettre une porte en contreplaqué
Et des barbelés
Contre les barbares en érection
Bein oui

Mais non
Tu vas juste porter plainte
Chouiner sur les mocassins à glands de ton assureur
Avec l'assurance d'une victime
Légitime
Jamais remise en question
Jamais
On viole pas les maisons
Non
Mais les corps oui
Jupe trop courte
Verre trop plein
Sourire carmin
C'est pas bien
L'acajou oui c'est bien
On touche pas
Le reste qui bouge c'est open bar
C'est ça que tu te racontes comme histoire
Connard

Dis-toi bien que le temps se chargera aussi de toi
Et va te fourrer tes dégâts
Quelque part
Un jour
Ou une nuit
Dans cette vie
Ou une autre tu peux me croire
Et tu sais ce que t'auras dans ta boîte à 15000 en acajou
Le jour où tu feras l'honneur au monde de crever
Comme tout le monde
Tu sais ce que t'auras dans ta tombe ?
22900 chrysanthèmes
Gorgées de ton sperme
Que tu pourras sucer
entre tes gencives édentées
Et connaître enfin le goût
De ta médiocrité
Pour l'éternité

Bonne route à toi
Connard
22900 fois
Je t'envoie
Mes plus sincères🖕🏻
Connard

Et je reprends mon envol
Avec mes ailes rafistolées
Je plane au dessus de ta terre souillée
Accompagnée
De toutes ces nuées de colombes blessées
Dans un chant blanc
Ininterrompu
Au son duquel tu ne dormiras plus
Endormi que tu étais
Vivant
Les yeux ouverts et sous morphine
Écoute maintenant notre chanson
Divine
Au dessus de tes ruines


🖤🕊🖤


dimanche 20 mars 2022

Tabou du dimanche #DE[S]PRESSION[S] 🖤


Depuis plusieurs semaines,
Plusieurs mois
Plusieurs milliers d'heures
De vies peut-être même
L'obscurité a subtilement gagné du terrain
Par moments

Dans toutes mes cellules
Mon âme
Mes sommeils et mes veilles
Il faisait nuit. 

Par moments. 
Comme surgissent les vents. 

Peu importe la raison
Y en a probablement plusieurs
Et j'ai probablement choisi l'une d'entre elles comme la plus évidente, la plus spectaculaire, la plus légitime
Pour faire bonne figure
Et pas [trop] me faire emmerder
Comme tout le monde

On s'en fout de la raison
Est-ce qu'elle existe même ? 
On sait pas

Non on sait pas
Comment le ciel peut basculer en 1 seconde
Et passer du bleu au noir
Comment savoir
La météo de soi-même
L'anticiper
Comment capter
Les larsens de ses sens
Les disséquer
Comment hein ? 
Dans quelle école on apprend ça putain ? 
Je parle mal et c'est pas bien 
Mais putain ce serait bien de se former un brin
Sur comment ça fonctionne un humain
Plutôt que de s'enfiler des polycopiés de confitures entamées
Ce serait juste bien. 

N'empêche
J'ai un problème
Cornélien
Ma dépression est amoureuse de ma pression
L'une sans l'autre vaut plus rien
Ça craint 
Du coup
Je leur ai construit un jardin
Où prendre des apéros 
À doses homéopathiques
Histoire de remettre le bordel à niveau
C'est ma tactique
Et puis c'est mathématique
Trop de pression + trop de pression = dépression des pressions
Au CP on pourrait l'intégrer
C'est pas compliqué d'en parler

Alors j'en parle
Et non, c'est pas compliqué
C'est juste comme pour les voitures
Faut bichonner et vidanger
C'est ce que j'ai fait
De mieux en mieux avec les années
Un Doctorat mécanique 
De ma carcasse

Je refuse de changer
De m'adapter
De mettre à l'aise 
Mes collègues ma famille mes amis mon palier
En piétinant ma vulnérabilité
Punaise
C'est ce que je voulais pourtant
La planter dans les pavés à coups de talons aiguisés
Et vendre au monde une femme puissante et équilibrée

É QUI LI BRÉE

Sérieusement
Cite-moi un élément du vivant
Autour de toi
Un chêne un tournesol un ruisseau un rocher
Qui t'a l'air É QUI LI BRÉ
Cherche et on en [re]parle

Rien n'est équilibre
Rien

Ni la météo ni la nature ni l'humeur
Tout funambule en permanence
En priant de pas [trop] se casser  la gueule
C'est ce que je fais
Et oui je me casse la gueule
Sur certaines pistes noires
Logique je sais pas skier
Mais les vertes me font chier
Pas ceux qui sont dessus non
Vraiment pas
Juste la piste

C'est ça que j'ai fait plusieurs fois
Des mauvaises descentes
Et c'est bien
Parce que les montées
Elles sont méchamment sacrées
Faut juste ajuster le degré
Interne
Et s'aimer quand-même
Dans les regards
Externes
Et dans le sien de regard
Surtout dans le sien

Mon regard a changé
Il s'élargit et se fond dans mon immensité
Binaire qu'il était
Et noyé
Dans les larmes du monde
À tâtons
Comme moi
Avec ses pressions
Comme moi
Et ses dépressions sapées en réveillon
Comme moi
Avec le carrosse qui se transforme en cocotte minute
Et qui éclate ou se désintègre
Ça dépend de la marque
Et du temps de cuisson

Je les aime mes dépressions
Elles ont toujours raison
De ma déraison
Comme tes meilleurs potes
Qui te recadrent quand tu chies dans la colle
Elles sont mes amies
Et si les amis de mes amis de tes amis aiment pas mes amies
Tant pis that's la vie

Mais avoir honte
De mes meilleures amies
Même sapées en citrouilles
Bein c'est la honte. 

Et moi j'aime pas la honte
Elle me fait honte 
Face à l'être que je suis
Fabriquée ainsi
En foudre et en cascades
J'ai pas une bonne raison d'avoir honte en fait
Pas UNE
En moi
Je vais quand même pas aller en choper dans le grand dehors
Je vais plutôt l'aimer bien fort le grand dehors
En m'offrant à lui en survêt
Comme en famille
Ou avec mon mec
À la cool 
Sinon c'est pas honnête
Je trouve
Tu trouves pas ? 

Tu trouves pas que c'est la moindre des choses
De dialoguer avec ses dépressions
Poliment
Avec attention
Pendant que la pression du monde s'accumule
Sous sa masse et sous nos chairs
Poreuses et multipolaires

Tu trouves pas? 

Que c'est la moindre des choses
De tenter des voyages avec tes valises sous les yeux
Des voyages où ta boussole disjoncte
Où tu portes de la tête aux pieds le deuil du globe civilisé
Où tu rampes dans tes catacombes
Essoufflé
Lacéré
Pour y trouver une Rafflesia
Cette Fleur-cadavre
La plus rare du monde

Tu trouves pas que ça vaut le coup ? 
Par moments
Hein
D'être vraiment un être
Humain
Comme savent si bien l'être
Les chiens? 
 

vendredi 18 mars 2022

Finale azuréenne Ma thèse en 180 secondes - MT180#promo 2022

J'ai pas les mots, ou très peu, pour partager le plaisir, l'intensité, la fierté et l'émotion
Que j'ai à traverser cette aventure collective de pointe
Et d'assister, émerveillée, à l'éclosion de si beaux papillons

Face à tant d'enthousiasme, d'ardeur, de courage, d'humour, de persévérance, de talent et d'humilité
Je ne peux que m'incliner


Merci et Bravo et Merci et Bravo
Vous êtes grave beaux 💖

Un MERCI infini à la Compagnie B.A.L https://www.compagniebal.com/
De m'avoir confié, les yeux fermés et le coeur ouvert, le pilotage de cette édition aux côtés de la formidable Isabelle Klaric, et de toute l'équipe de l'Université Côte d'Azur
Un pur cadeau 🙏

Rdv le 8 avril pour la demi-finale nationale à Paris avec nos 2 fatales et fraîches lauréates #LyneDAUMASetDimaELZEIN🤘


Ça va claquer 🔥


La preuve en images 👉 https://youtu.be/SAbOLV3GOzM

mercredi 16 mars 2022

JE TE SAIS SI CLAIRE 💞 👭 💞


Ma Claire

T’es trop forte. Pour tout un tas de raisons.

La première, le choix de ta journée de départ, le 8 mars, jour des droits de la femme, où tu l’as pris ce droit, de femme au repos, après avoir bien fait tous tes devoirs, de femme à l’ouvrage.

Tu as toujours été pour moi un exemple de femme, solide et vulnérable, fidèle et imprévisible, fiable et juvénile, une guerrière au corps et au cœur d’enfant. Une source de force, pour moi et indéniablement pour les personnes qui ont eu la chance de te pratiquer.

T’es une sacrée bonne femme. Tu as rendu honneur à tout ce qu’une femme peut accomplir et tenir à bout de bras sans jamais te plaindre, sans jamais lâcher l’affaire. Une femme dans toute sa splendeur, toi qui te pensais inachevée.

Je peux te dire que tu es complète, toutes les traces que tu laisses le confirment. Et tout ce qu’on nous impose de prouver pour incarner cette femme respectable et modélisée, tu l’as transformé à ta manière, bien au-delà des codes et des injonctions. T’es une amazone, on se l’est toujours dit, qui sait trouver l’essence de chaque petite chose, à ta mesure, à t’émerveiller pour une plante qui renait, à t’extasier sur un T-shirt Ninja pour le dressing débordant de poésie de Baptiste, à profiter de ton café face au lever du soleil alors même que le tien est en train de s’éteindre.

C’est là où tu es infiniment forte, à mes yeux. C’est tellement précieux et rare, dans ce monde insensé, où seules les grandes choses méritent les grands honneurs.

Tu as su honorer chacune sans mesurer les centimètres, et jouir pleinement du cadeau d’être en vie ; et j’ai aucun doute que tu continues à jouir de ta mort, dans ce nouveau monde obscur où beaucoup auront besoin de ta lumière.

Notre première rencontre remonte à 24 ans, au décès de ton père, là pas loin, qui veille et nous entend. J’ai dévalisé les pharmacies pour soigner ton chagrin avec tout un tas de trucs inutiles pendant que tu souffrais en silence, dignement, comme tu sais le faire. J’ai su à ce moment-là qu’on était unies pour la vie. Et au-delà.

Je peux même pas énumérer tout ce qu’on a traversé, partagé ensemble, des moments les plus futiles aux plus intenses : les rituels, les fêtes de famille, les vacances, les soirées pyjama devant Miss France, les jours de l’an à la raclette, les naissances, les deuils, nos peines les plus intimes, et toutes ces heures de conversations sms/Messenger/WhatsApp/Insta/téléphone.

On n’a jamais rien détérioré de ce lien, même ces 3 dernières années, surtout ces 3 dernières années, où chaque occasion était bonne pour se retrouver n’importe où, quel que soit notre état mutuel : à parcourir des kilomètres en Uber à 100€ pour manger des gougères, toi dans le canapé et nous en train de danser devant la Wii avec des lunettes clignotantes affreuses, à élaborer des pique-niques de luxe au Parc d’à côté au moindre rayon de soleil, à enchainer des bus blindés pour ambiancer le 9ème étage de l’hôpital à coup de guirlandes cœurs et de ballons bouches, à faire des kilomètres avec Porto Vecchio dans les enceintes comme des midinettes, à prendre des trains avec à peine la force de déplacer les valises pour faire des barbecues en bord de mer ou des Noëls au coin du feu, jusqu’au dernier. À nous emballer avec tes délires gastronomiques que tu pouvais à peine goûter tout en te réjouissant de les préparer.

Tu t’es réjouie jusqu’au bout, tu as toujours eu ce don de la réjouissance, avec ton rire éclatant et tes expressions improbables et tordantes.

Et j’ai toujours été fascinée par cette candeur, cet enthousiasme, à toute épreuve, intactes en toi quelles que soient les circonstances, vraiment fascinée. Et admirative. 

Ton corps a arrêté de grandir à un moment, il avait ses raisons, mais ton cœur et ton âme jamais. Quel bonheur d’être à ton contact et de faire partie de ta vie, pour moi, pour nos enfants, sans aucun doute pour nous tous ici, et sans aucun doute pour tous ceux que tu vas retrouver maintenant, ailleurs.

Ton timing insupportable, ton appart médaille d’or de bordel, tes silences insondables, tes choix incompréhensibles, tes hésitations « tu sais tu sais pas tu viens tu viens pas tu te lèves tu te lèves pas », j’ai appris à aimer tout ça, à t’apprivoiser, à évoluer sur ma manière d’aimer vraiment quelqu’un en renonçant totalement à changer un millimètre de son être. Et à comprendre rapidement que, dans ton cœur, tout était si pur, si bien rangé, si clair.

J’ai appris à aimer tes enfants chaque jour d’avantage, que je connais par cœur au contact des miens, et sur lesquels je te jure de continuer à veiller.

Tu n’as jamais été ma belle-sœur tu le sais, tu as été ma sœur, ma confidente, mon amie, j’aurais fait n’importe quoi pour toi Claire, d’ailleurs j’ai fait n’importe quoi, comme je sais si bien le faire parfois, et réciproquement. On s’est tout dit, tout, sans tabou ni pincettes, on a déterré nos secrets les plus enfouis, les plus arides, les plus inavouables. Sans aucun jugement, jamais. Tu as toujours su accueillir l’autre, même dans ses silences et ses voltefaces, même quand tes besoins n’étaient pas satisfaits, même quand tu te sentais incomprise et jugée, tu savais rester digne, avec ce recul des grandes dames.

Cette liberté de parole et cette confiance inconditionnelles restent gravées, et je continue à marcher dans leur empreinte.

Bien-sûr tu me manques déjà, affreusement, parce que ma culture en gastronomie va décliner, parce que mettre le feu à Beaujon avec les internes sur Julien doré et dévaster le Lao du 13ème sera beaucoup moins fun sans toi. Mais tu sais qu’on va continuer à cultiver cette joie de pleine jouissance de la vie, et que tu seras invitée à chaque fois. Tu seras là, à notre table, avec Bobi, avec Nelly, avec toute cette lignée de femmes magnifiques qui ne supportent visiblement pas la séparation.

Et on continuera à contaminer la planète avec cette générosité, cette bonté d’âme, ce goût de respirer que vous nous avez transmis.

On est là, la team reste dans la place : ta sublime descendance, ta Sani qui est en train de devenir une femme forte et autonome, ton Baptisto doux et perché dans sa galaxie pleine de musique et de personnages animés, ma Mara la femme de ma vie, mon Orso l’homme de ma vie, et tous les autres, on va continuer le boulot que tu as largement commencé, compte sur nous.

Je te laisse Claire, notre conversation reste de toute façon ininterrompue, pour l’éternité, toi-même tu sais. Et stp, regarde-toi dans un miroir là où tu es, au pire dans une étoile, regarde-toi droit dans les yeux et fais-moi plaisir, dis-toi BRAVO.

Parce qu’ici, on est nombreux à te le dire.

Merci. Je t’aime.

Un dernier un truc : entraine-toi pour les gougères, les tiennes sont vraiment trop plates, c’est sacré les gougères dans la famille, et on aura méga faim quand on se retrouvera.


mercredi 28 juillet 2021

Quand la nature du coeur renverse la loi de la nature

Là je mange des pâtes
Renversantes
Faites sous mes yeux
Renversés
Par ce chaleureux staff local
Renversant
Au coeur de cette vallée
Renversée
Par une tempête qui porte un prénom d'humain
Renversant
Et je suis renversée
Par tant d'initiatives renversantes
[même mon demi sur cette terrasse improvisée s'est auto-renversé]

Merci Anne Dorr 
Merci Breil 
Merci les gens qui savent encore ambiancer une place d'Église à 40° avec une créa [ou la Macarena]
Merci les artistes qui savent encore traverser l'hexagone au volant sans renverser personne pour venir au micro renverser tout le monde
Merci pour cette renversade collective hors du temps
Et merci, surtout surtout bien évidemment merci, pour les pâtes 😱


# Quand la nature du coeur renverse la loi de la nature
# Festival des Voix & des Merveilles
# Question de coeur 
# Breil sur Roya
💖

vendredi 16 juillet 2021

Retour à la source #la vie en bleu

Évidemment je peux pas prévoir
Ce qui va se passer le midi ou le soir
Mais ce qui est certain
C'est que chaque matin
Mon café et moi
Aurons cette vue là
Ni plus ni moins
Peut-être qu'elle craint
Cette nouvelle vie
Qui commence aujourd'hui
On en sait franchement rien
Si elle sera franchement rose
Mais au moins
UNE chose
Elle sera bleue au loin. 


Merci à tous les êtres merveilleux
Qui y ont contribué
Juré je ferai de mon mieux
Pour l'honorer
💙🤍💙

# Nice I'm back 🌴



samedi 3 juillet 2021

LE MONDE SANS SAM

Ma Sam

Pour commencer, je t'aime
Autant aller à l'essentiel.
Je t'aime donc
Comment faire autrement ?
Le Monde entier t'aime

Celui qui passe entre tes mains chaque jour depuis chaque saison
Comme moi
Celui qui passe juste pour un Bissap ou un bonbon
Comme moi
Celui qui passe juste pour dire bonjour ou pour dire rien
Comme moi
Celui qui t'a suivie dans chaque projet aussi dément soit-il
Comme moi
Celui qui t'a vue trimer le jour derrière tes ciseaux ouverts et enchaîner la nuit derrière tes stores fermés
Comme moi
Celui qui t'a vue compter pour tellement de gens sans jamais compter rien d'autre ni l'argent ni le temps ni l'amour
Comme moi
Celui qui s'est régulièrement [enfin] aimé quelques minutes dans tes miroirs et dans tes yeux
Comme moi
Celui qui s'est tapé le 196 + le rer b + la 11 depuis 18 ans putain parce que c'était toi ou rien 
Comme moi
Celui qui t'a vue t'engager avec la même fougue en business en social en politique en écologie en citoyenneté en artistique en amitié, en tout ce qui rend l'humain meilleur
Comme moi
Celui qui t'a confié sa famille sa fratrie ses amis ses ancêtres ses enfants limite son chien 
Comme moi
Celui que la joie avait déserté et qui revenait dans ton salon s'en faire un shoot histoire de tenir debout
Comme moi
Celui qui était prêt à attendre 2h50 pour une coupe de 30 minutes qui au final durait elle-même 2h50
Comme moi

Tout ce Monde un peu comme moi qui n'est pas moi 
Maintenant orphelin
Comme moi

Tu le vois hein ?
Ce vaste monde où tes empreintes sont encore tièdes
Tu le vois hein ? 
Ce vaste monde soudain assombri
Où t'as disparu de la surface
Et enraciné ta lumière bien profond
Tu le vois hein ? 
Ce vaste monde qui a eu l'honneur de s'imprégner de toi
Pour une durée déterminée
Bien-sûr que tu le vois bien d'où tu es
Regarde-le bien
Regarde
Le Bien que tu y as planté
Regarde bien ce Bien pousser
Arrosé par nos larmes de manque et de gratitude

Regarde-le bien bien bien stp
Depuis ton nouveau vaste monde
Qui te voit maintenant débarquer
Et n'a clairement pas conscience du kiff qui l'attend
De te pratiquer
Pour une durée indéterminée. 

Ma Sam
Tu fais chier
C'est pas nouveau. 
Et pour finir
C'est toujours pas nouveau
Je t'aime
Ce Monde entier t'aime

Autant aller à l'essentiel
Puisque c'est là où tu es toujours allée.

❤💔❤

vendredi 16 avril 2021

Patricia par Sandra #histoire vraie

* Mars 2011
J'ai le coeur brisé, je pars dans le désert, j'y rencontre C. qui a aussi le coeur brisé, on mange des dattes, du sable et du silence, on revient à Paris, on devient amies. 

* Septembre 2014
C. me présente M. qui "cherche  auteure pour projet autour de grains de sable coincés et trajectoires déviées", vu que ça me connaît beaucoup, ça m'emballe beaucoup, M. me confie l'histoire de P. parmi d'autres, et je l'écris, parmi d'autres. 

* Avril 2021
10 ans après, parcours accidentés, réanimés, éclairés se [dé]livrent sur la toile. 
Celui de "Patricia" est en commande ici, parmi d'autres =>

Patricia - Fil de Soi 

# Voilà
# FildeSoi
# Déviations
# Émotion
# HautLes❤

mercredi 27 janvier 2021

J'ai une tête de consentement ?

4 ans.
J'ai une tête de consentement ? 


Mais oui bien-sûr les talons 
Quelle petite allumeuse 
J'aurais dû y penser 😔

#avant15anspasdeconsentement
#protegeonslenfance 
#metooinceste

jeudi 21 janvier 2021

L'ENFANCE TE SOUHAITE UNE BELLE ANNÉE

Il [me] suffit de regarder
En face
La puissance de l'enfance
De plonger dans ses veines
Comme on plonge dans le petit bassin
Pour y repêcher
Ses morceaux déguisés
En petits bateaux
À la dérive
À l'affut d'une île
Accessible

Pour sentir que c'est possible
De sentir à nouveau
Cette enfance sous la peau
Y maintenir le sang chaud
Quand dehors il fait froid
Et que plus rien ne va
Ni les marelles
Ni les Pères Noël
À qui les grands tournent le dos

Il [me] suffit de regarder
En face
Cet élan vierge et primitif
De l'enfant rescapé.e
Sans cartable
Mais encore capable
Malgré les marées
De souhaiter une Bonne et Heureuse Année
Et de se réjouir
Cette fois encore
De la traverser
Dans ce luxe de récidiviste
Que d'autres n'ont plus
Et que moi j'ai 
Même sans bouée
Dans ce grand bain
Incertain
Où plus personne n'a pied

Il [me] suffit de regarder
En face
Cet éclat lointain
Pour croire enfin
À 2021
Et lui prendre la main
En lui donnant tout
Sans en attendre rien.


🧡🌈🎈

dimanche 10 janvier 2021

#tabou du dimanche * LA RUPTURE 💙☮💙


RUPTURE
Rien qu'avec le mot
On a le son
Crac
On a la sensation
Aïe
On a l'idée
End
On a la couleur
Red
On a l'image
💔
Et à partir du moment où on a tout ça
C'est comme si toute la place était prise
Dans le cerveau le corps et le cœur
Par ce déchirement fatal
Inévitable sourd et définitif

Alors oui
Comme pour la mort, l'impact premier ressemble à ça
Ok
C'est pas négligeable
Ce qu'on a tendance à négliger
Ce sont les impacts suivants
Clairement plus utiles et même réjouissants

En 12 mois j'ai enchainé les ruptures
Dont certaines massives: professionnelles, familiales et sentimentales
À priori l'autoroute pour la capitale du bad
Tristesse, colère, amertume, déprime, honte, culpabilité, regrets, repli et tout le bordel
Je dis à priori
Parce qu'en vrai
Dès la sortie de hell land
S'offre une multitude de directions nouvelles
Si les yeux et l'esprit font l'effort de rester open

Déjà la gratitude
Celle d'avoir appris, grandi, partagé, précisé, vibré, donné, reçu, vécu, cette fois encore

Ensuite la liberté
Celle de garder en main le volant, passer la cinquième, monter le son, baisser la vitre et sentir à nouveau le vent masser les poumons

Enfin la célébration
Celle du courage qu'exige cette décision
Malgré un confort souvent inenvisageable de quitter
Malgré des regards souvent inenvisageables d'affronter
Malgré des doutes souvent inenvisageables d'assumer
Malgré des souffrances souvent inenvisageables d'infliger
Malgré une peur de la solitude souvent inenvisageable d'envisager

Rompre mène radicalement à ces autres destinations salutaires
Offrant de nouveaux possibles
Avec de nouveaux codes et de nouvelles sensations
Pour peu qu'on aie envie d'autre chose qu'un bled pollué et sans surprises

J'ai une immense gratitude pour mes dernières ruptures
Qui m'ont brutalement confrontée à ma nouvelle vérité
Celle où le compromis cède la place à la clarté
Celle où la [tor]peur cède la place au mouvement
Celle où le contentement cède la place à l'exigence
Celle où la raison cède la place à l'âme
Pour envisager la suite du chemin
Sous un ciel plus large

Quand je décide de rompre
C'est pas quelqu'un que je déchire
Mais cette histoire passée et soudain sans avenir
Dans cette maison commune aux plafonds fissurés et aux angles moisis
Devenue inhabitable
Ou pire
SUPPORTABLE
Et moi
Je supporte pas de supporter
Je supporte que le meilleur
Et quand le tour du meilleur s'achève
Partir s'impose
Sinon commence le règne du pire

Ce serait comme rester dans un appart humide et sans fenêtre
Juste parce qu'avoir un toit c'est déjà pas mal
Ce serait comme rester dans un bain froid et sans mousse
Juste parce qu'avoir une baignoire c'est déjà pas mal
Ce serait comme rester dans une soirée chiante et sans musique
Juste parce qu'avoir des gens avec qui se faire chier c'est déjà pas mal
Ce serait comme rester dans un Airbnb sordide et sans WC
Juste parce qu'avoir payé pas cher c'est déjà pas mal

ÇA, C'EST INENVISAGEABLE

Je pense pas que ma vie envisage ça pour moi
Ou alors elle est sadique
Et je crois pas vu que je l'aime
Elle m'aime forcément aussi
Assez pour me donner la force de m'arracher
Vers un nouveau palais all inclusive avec fenêtresmousse, WC, bonne zic et bonnes vibes 
Forcément
Je pense même qu'elle envisage tout ça pour moi dans la mort
Si je prends soin de m'y habituer dans elle d'abord

Alors comment réduire la rupture à une fin
Quand elle est, en vrai, ce sublime début
D'un meilleur inconnu
À inventer
Quels que soient les orages et ravins à traverser

Personne n'aime rompre
Bein oui ça fait mal, ça fait peur, ça fait froid, ça fait seul
Pourtant moi j'aime
Profondément
Tout comme on va chez le véto
Pour piquer le vieux chien qu'on a tellement aimé
Par amour et par respect
J'aime achever une aventure qui agonise
Et ne peut désormais compter que sur moi
Pour enterrer sa souffrance
Et dorer son épitaphe
Aussi puissante et vaillante fût-elle
Elle fût, précisément
Et plus elle fût belle
Plus je soigne sa rupture

J'aime rompre
Dans ce chaos subtil d'évidence et de vulnérabilité
J'aime rompre
Sans aucune préméditation
J'aime rompre
Quand c'est le moment et que je suis prête
À m'offrir
Ainsi qu'à l'autre aussi ... peut-être ... 
Une nouvelle Wonderbox à choix multiples
Vers de multiples destinations
Sans aucune date de péremption.

[#PrixMichaele2025] 🎉 @Sandra Bechtel # lauréate

[#PrixMichaele2025] 🎉 Le Comité du cœur est heureux de vous présenter @Sandra Bechtel, lauréate 2025 du Prix Michaële ! 🎉 " Autrice, ...

Articles les plus consultés