vendredi 29 juin 2018

CONNEXION GRANDE VITESSE // [monsieur] ROST


TGV PARIS <-> LYON
Direction Journées de la Création


C'est bien un wagon grande vitesse
Pour la connexion
Tout va plus vite
Et surtout quelque part
479km pour aller à l'essentiel
C'est vachement bien
Surtout que [monsieur] Rost il est rapide
Dans sa tête
Dans son énergie
Dans son occupation de l'espace
Méga rapide
Méga vif
Et ça aussi c'est vachement bien
Parce que le temps ça trace
Et faut être au niveau
Si on veut en capter l'essence
Faut pas trainer
Ni rester sur le quai
Avec [monsieur] Rost
Ça n'a pas traîné
Ça a fusé direct
Allure TGV
Pas pour sa notoriété [franchement je le connaissais pas]
Pas pour son sourire [franchement c'est la base dans ce contexte]
Pas pour ses muscles [franchement y pas de quoi faut se calmer]
Pas pour son humour [franchement je préfère le mien]
Pas non plus pour sa force tranquille [franchement il est pas si tranquille que ça]
Mais simplement pour...
Ce truc qui est joli
Dans lui
Ce truc qu'on voit pas
Qu'il veut pas qu'on voie
Mais que j'ai scanné sous sa peau
A gauche sous ses pectoraux
Ce truc puissant qui pulse
Et qui ressemble un peu à ces vases de chine
Accidentés par le temps et les contacts
Rescapés des mauvaises manipulations
Recollés sur toutes les faces
Et invariablement flambants
Miraculeusement entiers
Délicatement rugueux
Quand on s'aventure à y passer la main
Ou les yeux
Ce truc prêt à se [re]fissurer à la moindre occasion
Parce qu'exposé en toute occasion
C'est joli
Un vase de chine qui bat dans un corps Togolais
Et qui prend le TGV
Bien joli
Bien précieux
Pour l'archéologue que je suis
💥

jeudi 28 juin 2018

LYON // Journées de la [ré]Création

LYON
JOURNÉES DE LA CRÉATION
RÉFLEXIONS // ÉMOTIONS // CONNEXIONS
VIBRATIONS // BOISSONS // TENTATIONS
PASSIONS
💚💥💙




mardi 19 juin 2018

COMME CHEZ [MAMAN] SOI

Chez SENS GOURMAND
Tout est [évidemment] GOURMAND:
ce qui se crée
ce qui se voit
ce qui se mange
et même ce qui circule dans l'air.
Ça va de soi
Sinon SENS GOURMAND ne porterait pas son nom.
Ce serait [donc] prévisible
Et rassurant
Et même [disons le] la moindre des choses
De mettre à l'honneur le goût d'excellence
D'un traiteur qui vise et cultive l'excellence
Parce que tout simplement c'est la base
D'un traiteur haut de gamme en général
Et de SENS GOURMAND en particulier.
Pourtant
Ce qui frappe fort chez SENS GOURMAND
C'est le SENS
Avant le GOURMAND:
le sens de l'accueil
le sens de la délicatesse
le sens du plaisir
le sens du partage
le sens du détail
le sens de l'esthétique
le sens du risque
le sens du collectif
le sens de l'humour
le sens de l'amour
le sens de la connexion éphémère et durable à la fois
le sens qu'on trouve chez soi quand on se sent bien
le sens qu'on [re]trouve chez eux comme si on était chez soi.
Dans l'espace, dans les assiettes, dans les yeux
Tout a un sens
Au service des sens.
Et ça n'aurait pas de sens
De ne pas le mettre à l'honneur
Parce que tout simplement c'est la base
De SENS GOURMAND
Et de l'aventure gourmande et humaine
A laquelle ils donnent ce SENS
Unique.





dimanche 17 juin 2018

La tête se prend la tête

Franchement
Ce serait vraiment cool
De pouvoir se tirer de sa tête
De temps en temps
Franchement
Prendre l'air
Prendre du recul
Prendre un peu le large quoi
Prendre un petit billet évasion avec le retour pas de pb
Parce que à force
Ça prend surtout la tête d'être coincée H24 dans la même
Ça prend la tête les sensations fortes H24
Même le plus dingue des parcs d'attractions prend la tête à force
Le grand 8 en boucle ça fout la gerbe
a pas d'autre mot
A tout le monde
Y a pas d'exception
On se met à rêver d'un petite fête foraine des quartiers
Avec une bonne pêche aux canards des familles
Ou même un bon vieux tourniquet des cités qui tourne pas
Un truc qui range l'estomac et ses colocs à leur place d'origine
Une petite virée dans un autre décor quoi
Franchement
Ce serait vraiment cool
Parce q..
Franch....
...
Je vais aux toilettes et je reviens




jeudi 14 juin 2018

LIBRE ATTACHE

T. m'appelle.
J'adore quand T. m'appelle, c'est à dire jamais. Sauf aujourd'hui. C'est bien comme ça. Il existe, il est quelque part, j'existe, je suis quelque part, le lien existe, c'est bien. Ça suffit. On se dit peu, on se dit bien, c'est quand même l'essentiel. Demain, on sait pas. Et ça j'adore. Parce que avant je détestais ne pas savoir, même en sachant qu'on peut pas savoir. Avec T. je sais pas, et je sais que j'adore. Il est là et pas là. Exactement comme à la première rencontre: il était là et 10 min après il était [déjà] plus là. Et j'étais [déjà] attachée. Librement. Ça aussi j'adore. Parce que avant je détestais être attachée et je détestais ne pas l'être. Je détestais surtout ne pas être libre d'être libre. Là, je suis les 2 à la fois, libre et attachée. C'est très clair. Et très génial. Je savais pas que c'était possible. Pour moi je veux dire. Pour les autres ça avait l'air tellement possible, tout avait l'air tellement possible pour les autres en fait, avant. Tout est possible pour moi, maintenant. J'ai rencontré T. pour la confirmation. T. est ma confirmation. Que tout est possible, puisque rien ne l'est pas. 
T. est beau.
Un genre de beauté qu'on trouve chez un petit enfant. Enfin, un enfant beau, parce que y en a des moches évidemment. La beauté qui surprend, qui explose en une fraction de mouvement, qui porte mille visages en une journée. La beauté qui rit et pleure en simultané, vraiment, pour un jouet cassé puis réparé en moins de Carambars qu'il n'en faut pour le dire. Une bipolarité pure, dénuée de préméditation, dénuée de mémoire [quasi], dénuée de tout ce qui rend adulte. Sauf la taille. Une grande beauté dans un grand corps.
T. c'est ça.
Une beauté en vie. Sans confort. Le confort c'est la mort, clairement. T. aime entièrement sans que ça dure forcément. T. trouve des tas de trucs extras sans qu'ils le soient en soi. T. éclate de rire hyper fort sans aucune conscience de son propre bruit dans l'espace. Puis T. disparaît sans raisons ni promesses. Comme un enfant.  J'adore. L'observer. Le perdre de vue. Le retrouver derrière un lampadaire le casque à la main. Le reperdre 2h plus tard derrière ce même lampadaire. J'adore. Il me rappelle que tout est mouvement, que chaque seconde [nouvelle] porte une possibilité [nouvelle], que la bipolarité est finalement un cadeau. 
T. est un cadeau pas emballé.
Qui m'emballe. 

lundi 11 juin 2018

# CES PETITS RDV // itw de Michel Jourdan


Entre Michel et moi
Il y a beaucoup de choses.
Il y a exactement 40 ans
Il y a Nice où nous avons grandi et que nous avons quittée
Il y a l'amour de la musique
Il y a l'amour de la langue
Il y a l'inconnu qui nous a réunis
Il y a un peu de pudeur et beaucoup de curiosité
Il y a la puissante fragilité de nos âmes dans 4m2
Il y a le cruel manque de père
Il y a aussi une petite table plate avec une petite eau plate
Il y a cette photo qu'il n'aime pas pour son regard triste et que j'aime pour la même raison
Il y a tant de choses entre nous
Qu'on ne soupçonnait pas
Avant de les inventer
Ici
Aujourd'hui

vendredi 1 juin 2018

# MY [un]SUCCESS STORY # Déconnexion [intérieure] // Rappel à l'ordre [bulgare] // Lutte [finale]

I. Déconnexion

09h12. Premier jour du mois. Rue centrale d'Antony.
+ 583,74€ sur le compte. Une première. Pas la somme, mais le + devant. Disparu ces 5 dernières années le +. Du coup j'ai buggé. Cerveau pas préparé a cru qu'on avait gagné au Loto: à 10h40, j'avais 6 tickets de CB de + dans le sac, et 1 - sur le compte à la place. Dire qu'à la base j'étais juste passée récupérer ma voiture mal garée. Panique. Culpabilité. Malaise. Rechute.
Je me pose en terrasse devant la gare RER. Histoire de noyer tous mes nouveaux sacs pleins de culpabilité dans un café serré. On sait jamais, ça peut marcher. Je suis pas bien: assise, au soleil, sur une terrasse sympa, avec plein de nouvelles acquisitions et toute la journée devant pour kiffer pleinement, et je suis pas bien. Et c'est d'être pas bien qui me met pas bien. Parce que normalement, c'est pile le contexte pour être bien. Sauf que j'ai pas trop le temps d'y penser, ma voisine de terrasse me chope direct. Ce qui nous mène au chapitre 2.

II. Rappel à l'ordre

10h54. Là, tout va très vite. Elle tente de me faire comprendre [dans un accent et un sourire plus radicaux que les petits chatons à tomber sur le web] qu'elle galère pour recharger sa carte mobile Orange [normal vu le débit et le penchant taquin de LA Voix pour te permettre de valider ton opération, Sciences Po exigées]. Bref, je comprends et je recharge. Puis on parle, un peu avec des mots, un peu avec des yeux, un peu avec des silences, on fait un peu comme on peut.
Dans les grandes lignes: a quitté la Bulgarie ["pays de l'égoïsme et du non-avenir", ça fait pas envie j'avoue] et son "petit" entourage [parents + fratrie + ex-mari/ami + compagnon/ex-maintenant + 2 enfants + 2 petits-enfants + ami(e)s + collègues de taf = grave du monde en fait] pour vivre en France ["pays de la solidarité et du romantisme", admettons], avoir un travail décent [femme de chambre à Opéra de 7h à 17h] et une vie meilleure [4h de transports 5j/7j entre une piaule en sous-sol à 400€ et un job en soubrette à 1000€]. 
Bizarrement, je suis pas bien là non plus. Bizarrement je dis. Parce que Pavlinka, elle est trop adorable, trop attachante, trop délicate, trop en fait. Trop en demande, trop rentrée dans ma vie en 2 cafés-crème, trop devenue "mon amie" dans le présent et dans son FB et dans l'avenir, partout, elle est trop d'un coup.
Et puis je comprends pas. C'est quoi sa motivation [pour quitter une vie de femme/mère/grand-mère/amante/fille/soeur/amie de 48 ans pour une vie de femme seule/seule/seule/seule/seule/seule/seule de 48 ans]? C'est quoi son choix [de lâcher un contexte au final correct pour un contexte clairement pourri]? C'est quoi ses ambitions [de rester malgré tout]? Qui fait ça?
J'ai pas la réponse. Simplement parce que dans l'instant j'ai pas le temps de me poser la question. J'ai juste le temps de plonger dans Pavlinka, en me sentant mi-naufragée mi-bouée. Hyperspécial comme sensation. Comme si je sentais se réveiller sauvagement mon potentiel à me dévouer entièrement à sa cause [et culpabiliser rien qu'à l'idée de pas le faire] alors que 45mn avant je la connaissais pas [et que putain quand même elle avait choisi ce qu'elle était en train de vivre]. Conflit intérieur. Démesuré. Flippant.
Les seules réponses que j'arrive à valider [en conjuguant barrière de la langue et barrière de la confiance], c'est qu'elle est seule ici, qu'elle cherche un logement plus près de Paris [genre à une porte] et une amie plus près de sa solitude [genre moi], et qu'elle a un FB en bulgare blindé de posts incohérents [qu'elle me fait visiter de long en large à défaut de visiter la Bulgarie].
Le reste: mystère. Gentille? Méchante? Sincère? Mytho? Seule? En réseau? Victime? Bourreau? Mystère. Galère. Ce qui nous mène au chapitre 3.

III. Lutte

12h50. Nouveau bug, plus grave que celui du compte bancaire.
Cerveau dit [en mode SS]: "On te pose pas une rencontre pareille en terrasse pour rien, aide-la, elle est vulnérable, si t'étais elle t'aimerais bien tomber sur toi, regarde comme elle est jolie, regarde comme elle est une femme et comme une femme peut pas te faire de mal, regarde punaise comme la Bulgarie tu connais pas et c'est peut-être grave l'enfer, regarde bien, laisse lui ton tel et l'espoir de l'amitié avec, et fais pas chier avec ton nœud au sternum qu'est juste la punition de tes achats compulsifs de merde". Ok. Ok. Ok. 3 fois. Je regarde à 3 fois. Je vois pas bien mais je regarde bien en tout cas. 
Sauf que Sternum dit [en mode détenu]: "Tire-toi, c'est too much, c'est pas clair, c'est mauvais plan, regarde comme t'es [déjà] attachée, regarde comme c'est [vraiment] pas normal d'être attachée à une inconnue que t'as [en simultané] envie d'adopter et de noyer dans un sac, regarde comme tu te sens envahie, regarde comme t'as le réflexe de serrer les paupières comme pour sortir d'un cauchemar quand elle te dit MON amie avec ses yeux de chaton, regarde comme cette simple conversation d'extérieur prend ces graves proportions intérieures, regarde bien, tire-toi avec tes sacs et ton cerveau farcis, et fais pas chier avec ton syndrome de Mère Teresa de merde".
Ok. Ok. Ok. Je vois pas bien mais [si je me connecte] je vois quand même de mieux en mieux. Et je lutte de moins en moins. Sternum gagne du terrain, cerveau recule, c'est la guerre. Instinct VS mental. La pire.
Pavlinka grave avec beaucoup d'espoir son 07 derrière mon plus gros ticket de caisse du jour. Recto, verso, je sais pas quel numéro craint le plus sur ce ticket. Ce que je sais, c'est que je me tire avec.

Finalement, j'ai bien fait de vider mon compte et de [me] finir en terrasse.
Finalement, la [re]connexion a un prix: 622,35€. 
Cher? Pas cher? On s'en tape. C'est le prix du jour. On discute pas, on négocie pas, on paie l'addition et on s'en sort pas trop mal.
Rescapée de guerre le premier jour du mois, ça se fête!
Dommage qu'il y ait plus les 583,74€ sur le compte, j'aurais pris un petit billet-évasion...ça fait 5 ans que j'ai pas voyagé. Une petite escapade pour fêter ça... En Bulgarie par ex.
Dommage...
🚩🏴

[13h17
Je retourne enfin récupérer la voiture
Et l'amende que j'étais venue éviter
A la base.]

DISASTER AREA #21

FERMÉ POUR BURNOUT 🔥🔥🔥

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