Aujourd'hui on est mercredi.
Je me suis engagée à poster un tabou par dimanche
Jusqu'à la fin de ma vie.
Ma solution pour en déminer le plus possible
Pour moi déjà
Pour les quelques personnes qui y auront accès ensuite
Pour mes proches et notre qualité relationnelle surtout
Et pour le monde que j'ai envie de traverser
Dans la liberté et la vérité
Juste les miennes
Nécessaires
Celles qui brisent le silence dont se nourrit le tabou
Par définition.
D'après mes calculs
Aussi instinctifs que mathématiques
J'irai dans le prochain monde avec 3900 tabous en moins
Dans ma valise
C'est pas rien
Ça laisse beaucoup de place pour autre chose
Genre les albums photos
Ou du déo bio
On sait pas trop ce qu'il faut mettre dans sa valise pour l'autre monde
En tout cas
Pas les tabous
Ça je sais.
Et je sais aussi que chaque dimanche est un bon choix
Comme laver à fond les sols ou la voiture ou le corps
Histoire de repartir plus propre dans le calendrier
Plus vierge
Vidangé.
Et clairement c'est pas facile
Parce que
Déjà
Le dimanche s'impose comme un jour de relâche
De repos
De légèreté
Encore le calendrier
Alors que lundis mardis mercredis jeudis vendredis et samedis
Offrent chacun au moins un tabou
Aussi
Quelle que soit sa place sur l'échelle de l'inconfort et de l'impact
Il me faut donc sélectionner
Lequel a le plus de sens à être déminé
Chaque dimanche qui passe et pas un autre
Là encore
Choix aussi instinctif que conscient
Je partage celui qui m'habite
Directement ou indirectement
Et je l'éternalise dans sa dissolution publique
Ça peut paraître basique
Rigide
Inapproprié
Comme engagement
Peu importe
C'est le mien et j'y tiens
Point.
La complication actuelle
C'est de respecter ce timing
Que ne respecte pas le tabou
Qui est partout
Semaines et we
En abondance
Comme une violente rivière souterraine
Violente parce que souterraine
Précisément.
Du coup ce mercredi se transforme en dimanche
D'évidence
Et met à l'honneur le plus puissant des tabous :
LE TABOU.
Rien que le mot pose problème
Dans le crâne et le corps
On n'a pas envie
Mais alors pas du tout
D'en entendre parler
ON, c'est nous hein
Normal
Ça fait mal
Et avoir mal indiciblement pendant une vie
Est mieux supportable pour notre condition [presque gérable sous déni]
Que se prendre une vague de 25m qu'on a pas voulu voir venir [pas gérable même sous déni]
Les yeux toujours dans ceux de la rive
Pour tenir
Debout
Malgré tout.
En tant qu'être vivante et pensante
Je vis et pense mes propres tabous
Et tant que femme résistante et aimante
Je résiste et aime à travers mes propres tabous
En tant qu'artiste vibrante et intransigeante
Je vibre et respecte mon art main dans la main avec mes propres tabous
Et ceux du monde que j'explore
Qui me reviennent chaque jour en Boomerang
Sans qu'il me soit possible
De les ignorer
Tant ils sont forts
Retors
Dans la durée.
Leur tourner le dos
En agraffant mes pupilles à la rive
Me tue à chaque remous
Et je veux vivre
En regardant l'horizon dégagé
Des tabous planqués
Dans les vagues terrifiantes
Et je veux nager sans bouée
Derrière la mer déchaînée
En paix.
Et c'est la merde.
À chaque fois.
Derrière chaque vague traversée
Que je passe en apnée
Se forme un désert bleu nuit
Où je brasse-coulée quasi seule
À demi survivante
Vers cette ligne qui s'éloigne
Inexorablement
Fondue dans l'azur de ces camaïeux
Et que pourtant
Je ne lâche pas des yeux.
Jamais.
À aucun prix.
Si ce n'est celui
De ma vie.
Je suis toujours vivante
La preuve
Et toujours consciente
La preuve
Surfant sur les tabous infinis
Comme l'est l'horizon
Alors tant pis
Et tant mieux
Je continue à nettoyer mon océan sacré
Même un jour comme aujourd'hui
Qui s'appelle mercredi.
La semaine dernière
L'artiste que je suis
A proposé d'aborder un tabou
Dans un cadre balisé de résidence
Où je suis invitée
Et dans un lieu ultime et approprié
Indiscutablement
Pour le tabou en question.
Sans même avoir commencé le travail
Consciencieux et éclairé que je propose
Et dans la subtilité et l'amour du partage collectif qui s'imposent
Le projet est mort dans l'oeuf.
Crac.
Dans ce lieu de croissance d'êtres en devenir
À qui ça n'aurait posé aucun problème
Aucun
Puisqu'en demande et en besoin d'amour et de lumière
Afin de ne pas devenir
Ces êtres adultes et abîmés
Qui sombrent d'avance rien qu'à l'idée
D'en parler
Avec pourtant la liberté de ne pas en parler
Que j'ai proposée
À laquelle je tiens
Autant que je tiens à ma liberté et ma nécessité [une fois encore confirmées]
D'en parler.
Le tabou a faim
De ce silence
Au point
D'anéantir les consciences
En perfusion continue
Et je souffre
De ce monde anesthésié par le mal
Qu'une seule parole peut réveiller
Et réconcilier
Je souffre 2 fois
Du tabou lui-même
Dictateur
Et de son maintien sur ce fatal trône
D'honneur.
Alors
Pour souffrir moins
Je souffre mieux
Je vais plus loin
Je plonge où ça craint
Parce que tout me raconte
Que son règne nous éteint
À petit feu
Comme des grenouilles
Dans l'eau de la casserole qui gagne en température
L'air de rien
À laquelle on s'habitue
L'air de rien
Jusqu'à mourir
L'air de rien
Dans l'épuisement de l'ébouillantement
Progressif
Et définitif.
Je saute
Dès l'apparition de la casserole
Sur le plan de travail
Et renonce à ce bain de confort
Qui mène à la mort
Le tabou est tabou
Et j'irai
Comme lui
Jusqu'au bout
Lui dans le silence
Moi dans le bruit
C'est ce qui nous sépare
C'est ce qui NOUS sépare
Parce que mon sac est déjà bien trop lourd
Et j'ai besoin de place
Pour y caler de l'Amour
En masse
Ça passe ou ça casse.
Je mesure bien
Le chemin que j'emprunte
Malgré moi et l'hostilité de nos peurs
Je mesure bien
Que je mets mes pieds nus dans les plats
Pas plats
Et ébréchés
Je mesure bien
Que je vais me blesser
Sans pouvoir me résigner
À rester patauger
Ébouillantée
Dans une casserole de supermarché
Je mesure vraiment bien.
Et je vais continuer
Et je vais continuer
Et je vais continuer
Seule
Ou accompagnée
À faire parler
Ces sujets muets
Qui me rendent tarée
Dans un monde d'isolés
Oui je vais continuer
Pour l'éternité
Ce sera toujours ça de fait
Ce sera toujours ça de fait
Ce sera toujours ça de fait
mercredi 8 juin 2022
TABOU DU JOUR / DE LA SEMAINE / DU MOIS /DE L'ANNÉE / DU SIÈCLE / DE LA CONDITION HUMAINE # LE TABOU
dimanche 22 mai 2022
TABOU DU DIMANCHE # Ronde ET belle
Oui meuf
Tu peux être ronde
ET
Belle
Ouf n'est-ce pas?
Avoue tu savais pas
Avoue tu pensais que c'était
L'un OU l'autre
Et tu pensais bien
Vu que tout le monde le pense
Au point
De BIEN BIEN
Le préciser
T'emballes pas quand même
Sur la fourchette
Des tailles
Jean-Marc est pro
Il tient aux détails
Jusqu'à 40 t'es d'office dans la norme
Note
À 42 t'es déjà ronde
Note
Jusqu'à 60
T'as le droit aussi d'être belle
Note
Au delà on sait pas
Dans quel camp tu bascules
Note
C'est sur la porte
Si Jean-Marc le dit
C'est que c'est possible
Il s'y connaît le Jean-Marc
En critères officiels
D'ailleurs Jean-Marc
T'as pas une boutique
Gras ET Moche ?
Parce-que clairement
Jean-Marc
T'as un business qui s'ouvre là
Une niche de dingue
Du JAMAIS vu
Penses-y
Je dis ça pour toi hein
Et tous tes collègues
En galère de ventres
Qui cachent la braguette
T'arrêtes pas en chemin
Jean-Marc
Ce serait bête
🤷🏻♀️
samedi 21 mai 2022
Samedi 21 mai // La Zonmé # PREMIER LIVE DE GROUPE À NICE
9 sur scène pour 1h30 de voyage
50 sur place pour 1h30 de partage
Entre Afrobeat et improvisation
Un saut dans le vide pour un plein collectif
Le kiff
Merci à Nasra pour l'invitation
Merci à Mickaël pour le clavier
Merci à Yann pour la basse
Merci à Loïc pour la guitare
Merci à Julien pour la batterie
Merci à Daniel pour les percus
Merci à Vanessa pour les percus bis
Merci à Edwige pour le slam
Merci à la Zonmé pour le tapis
Et merci à la vie
Qui offre ce moment suspendu
Entre ciel et terre
Entre vous et nous
Entre autres
🖤🔥🎼
vendredi 20 mai 2022
CAFARD HÉRÉTIQUE N°18 # LUNATIQUE
Y a peut-être plein d’images, dans @lecafardhérétique, mais y a quand même beaucoup à lire.
Au sommaire : Sandra Bechtel Charlotte Monégier #julienboutreux #YvanRobberechts Nathalie Laborde Barrié Gaston Vieujeux Yan Kouton Raymond Penblanc Tom Orange #ChristineMonot #AlainFaure Touri Dominique Niamor Sirap
Et les éditeurs invités : #chèvrefeuilleétoilée (Marie-Noël Arras) #etlebruitdesestalons
★☆★
lundi 16 mai 2022
JE VEUX UNE GOUINE COMME PRÉSIDENTE.
Texte de Zoe Léonard, qui date de 1992.
"JE VEUX UNE GOUINE COMME PRÉSIDENTE.
Je veux qu'elle ait le sida
Je veux que le Premier ministre soit une tapette qui n'a pas la sécu, qu'il ait grandi quelque part où le sol est tellement plein de déchets toxiques qu'il n'a aucune chance d'échapper à la leucémie.
Je veux une présidente de la République qui a avorté à 16 ans, une candidate qui ne soit pas la moindre des deux maux ;
Je veux une présidente de la République dont la dernière amante est morte du sida, dont l'image la hante à chaque fois qu'elle ferme les yeux, qui a pris son amante dans ses bras tout en sachant que les médecins la condamnent.
Je veux une présidente de la République qui vit sans clim, qui a fait la queue à l’hôpital, à la CAF et au Pôle Emploi, qui a été chômeuse, licenciée économique, harcelée sexuellement, tabassée à cause de son homosexualité, et expulsée.
Je veux quelqu’une qui a passé la nuit au trou, chez qui on a fait brûler une croix et qui a survécu à un viol.
Je veux qu’elle ait été amoureuse et blessée, qu’elle ait du respect pour le sexe, qu’elle ait fait des erreurs et en ait tiré des leçons.
Je veux que le président de la République soit une femme noire.
Je veux qu'elle ait des dents pourries et un sacré caractère, qu'elle ait déjà goûté à cette infâme bouffe d'hôpital, qu'elle soit trans, qu'elle se soit droguée et désintoxiquée.
Je veux qu'elle ait pratiqué la désobéissance civile.
Et je veux savoir pourquoi ce que je demande n'est pas possible; pourquoi on nous a fait gober qu'un président est toujours une marionnette: toujours un micheton et jamais une pute.
Toujours un patron et jamais un travailleur. Toujours menteur, toujours voleur, et jamais puni.»
dimanche 8 mai 2022
TABOU DU DIMANCHE # IRRÉSISTIBLES RÉSISTANTES ♛💔♛
Résister
Voilà ce que je fais depuis le premier contact avec le monde
Ce monde avec des codes des pratiques et des injonctions
Plus ou moins tacites
Plutôt moins que plus d'ailleurs
Sur comment moi
Une femelle
Car c'est ce que j'ai été avant de devenir une petite fille
Puis une jeune fille
Puis la femme que je suis
Enfin quasi
Comment cette femelle peut devenir la femme que la vie a prévu que j'incarne
Heureuse Libre Lumineuse Créative Sensible Puissante
Bein c'est galère
C'est rude
C'est parfois impossible même
Ou alors faut beaucoup de courage de temps et de divans
Pourquoi ?
Parce qu'à ma petite fille on a inoculé comme un BCG
"Tiens toi bien Parle pas fort Baisse ta jupe Cache ton décolleté Serre tes jambes quand tu t'asseois Fais attention dans les transports Fais attention dans les rues Fais attention dans les bois Fais attention autour des gares Fais attention à tes gestes Fais attention à tes mots Fais attention à tes élans Fais attention à ton verre Fais attention
FAIS ATTENTION"
Voilà ce que j'ai entendu compris intégré avalé
Comme des couleuvres mortes-nées
Que dans ce monde où j'arrivais à peine
Chargée de lumière de désirs de spontanéité et de liberté
Je devais d'abord
Surtout
Toujours
Faire attention
Et c'est ce que j'ai fait
J'ai amputé progressivement ma nature
De divine orchidée
Pour rester intacte
Le plus possible
Face aux prédateurs
Qui piétinent la nature avec leurs Rangers
Et à qui on dit
Rien
Juste RIEN
Qui écartent bien leurs grandes jambes sur le siège d'à côté
Qui s'approprient un simple eye-contact pour contacter direct de plus près
Qui entendent que dalle quand tu as enfin l'âge de répondre [poliment hein] que NON merci t'es pas intéressée
Qui prennent un sourire pour un plan cul
Qui prennent le territoire par évidence
Qui prennent le territoire
Par réflexe
Qui prennent le territoire
Car pas éduqués
À faire attention
Et à rester à leur place
De simples bipèdes
Humbles et délicats
En quantité égale à leurs égales
Ou quasi
Et qu'on encourage à gonfler en puissance
En pouvoir
En inconscience
Par l'autre moitié du monde qui les a fabriqués
Et sur qui on passe la grosse éponge pour les laver de leur pire
Pendant que moi je me tue à faire de mon meilleur
Ce "meilleur pour moi" qu'on m'a vissé à la perceuse dans le crâne
Et dans le reste
Pour me faire une petite place sécure dans le monde
Ce monde qui ne m'appartient jamais
Jamais
Jamais
De jour comme de nuit
Mon monde si joli
Qui leur appartient depuis toujours toujours toujours
Construit élaboré par eux
Le torse droit et bombé
Et le droit à la médiocrité
Ce droit que je n'ai pas d'emblée
Cette place comprimée que j'ai [en plus] à justifier
Où je dois être bonne
Dans tous les sens du terme
Pour me faire valider
Voilà ce que je vois
Après 45 ans de bonne tenue
Qu'a marché que dalle en plus
Qui n'a rien évité de lourd ou de grave
RIEN
Qui m'a juste évité de me sentir encore plus seule
Enfin j'ai cru
Puis j'ai vu
Que je le suis
Surtout la nuit
Dans laquelle j'évite de traîner
Je ne suis pas devenue cette orchidée
Large et sulfureuse
Qui a tenté de prendre racine en moi
Désespérément
Non
J'ai résisté
Par politesse
Bien dressée que je suis
Et par instinct de survie
Je suis devenue
Au mieux
Une pâquerette
Discrète
Contenue
Vigilante
Docile
Par réflexe aussi
Et par peur surtout
De me faire cueillir sur le bord de la route
Puis balancer dans le ravin d'après
Parce que c'est ça la réalité
Oui c'est ÇA
LA réalité
C'est à nous les fleurs de faire tout le boulot
De dissimulation
Pour pas trop tenter
Pour pas d'ambiguïté
Pour pas de confusion
Face à des mâles confus
Au point d'eux-mêmes
À leur insu
Transmettre fermement cette dictature de "protection"
À leurs filles femmes soeurs amies
Mais PAS à leurs fils frères potes
Non
Alors que c'est clairement eux qui déraillent en boucle et gagnent du terrain
Pendant qu'on cache péniblement nos seins souverains
Qui les ont maintenus en vie
Voilà ce que je comprends
Et ça fait mal
Cette rétractation progressive
Massive
Quand je la mesure
Ça fait vraiment mal
De plier ses pétales
Pour préserver les mâles
Du mal
Normal que notre grand jardin d'Eden
Aie troqué son odeur de jasmin
Contre celle de la peur
En sueur
Alors je résiste
ON résiste
Sans même le savoir
À devenir ce qu'on aurait toujours dû rester
Des êtres sacrées
Irrésistibles
Pas des denrées périssables et comestibles
Le problème
C'est qu'aujourd'hui je SAIS
Je sais vraiment
Ce que j'ai fait de moi
Malgré moi
Et il est bouclé définitivement
Le temps du transformisme
Et de la double peine
Celle de s'épanouir à 50%
Cumulée à celle de s'excuser à 50%
Maintenant
C'est du 100% du 1000% du 10000%
Au minimum
D'occupation de l'espace
Avec bruit et classe
Et si ça gêne
Là c'est plus mon problème
Ça dégage du jardin
Les nains
Direction la brocante
Ou la casse
Peu importe
Plus personne me les casse
Ces testicules d'où je pars et que j'aurai jamais
À porter comme un trophée
PERSONNE
OK ?
Maintenant on peut commencer à parler
Maintenant
Seulement
C'est ok.
samedi 7 mai 2022
"J’ouvre la porte. Momentum" #Forum Jacques Prévert [Scène conventionnée d'intérêt national - Art, enfance et jeunesse]
La Cie Be au Forum Jacques Prévert (Scène conventionnée d'intérêt national - Art, enfance et jeunesse)
le 7 mai 2022
Le dispositif "J’ouvre la porte" a été conçu, réalisé par Caroline Duval et produit dans le cadre du compagnonnage avec le Forum Jacques Prévert.
"J’ouvre la porte. Momentum" est une immersion au coeur de la vie et sa temporalité de notre naissance à notre transformation.
Création participative de et avec Caroline Duval propose de poser le réel dans un entre deux, celui du rêve-songe, et de laisser l’expérience peu à peu trouver place, en soi.
Avec Caroline Duval
Sandra Bechtel
Katalina Cearca
Melaine Demarquet
Nadine Duval
Emie
Sélène Pico Duval
mercredi 4 mai 2022
"L'EAU ET LE FEU"// EN SUÈDE 🙏
lundi 2 mai 2022
Résidence artistique crèche # ULTIME
*En route pour Sensibilis 2022*
"L’artiste Sandra Bechtel a découvert aujourd’hui la crèche des Espartes - Rose des Vents, où elle sera en résidence pendant une semaine.
Et oui, c’est parti pour une nouvelle édition de Sensibilis !
Alors, retenez bien la date du samedi 18 juin 2022, notre journée festive et artistique à partager en famille dès le plus jeune âge."
La Cie Be
dimanche 1 mai 2022
TABOU DU DIMANCHE #* TOUS LES GOÛTS SONT DANS MA NATURE
dimanche 24 avril 2022
TABOU DU DIMANCHE # la vérité sur la Corse 👉
⚠️ "Les personnages et les situations de ce récit étant purement réels, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que volontairement fortuite."
⚠️
Y. Moi. On part en Corse. En "vacances" donc. À priori. À priori seulement car à posteriori, c'était Koh-Lanta, sauf qu'à la fin il n'en restera pas qu'1.
Épisode#1: le départ.
En 10mn de Clio génération 2 entre la maison et le Ferry, gros "crac" côté roues avant, régulier genre bpm 108.1 [j'ai samplé]. Canon question musique mais cata question mécanique. Clio chérie avance jusqu'au port, alléluia. Y. est dégouté rapport à Clio chérie qui sort du contrôle technique [de pointe visiblement] et de chez Norauto La Plaine [je balance # vérité] où 4 pneus + plaquettes de freins ont été changés [pendant 4h de zonage dans la zone et 600€ de bonus à la sortie].
Moi je suis confiante, rapport à qu'on va pouvoir prendre le Ferry, et rapport aux 2 jeunes bogosses que j'interpelle pendant l'embarquement pour jouer avec nous à Docteur Maboul sur Clio chérie [le genre de BG T-shirt blanc/slim/Rayban/Stan-Smith que PERSONNE interpelle dans ce contexte, on est d'accord, sauf moi, rapport à je les sens bien].
Je fais bien, ils captent rien en méca, par contre G. est corse, et là ça change tout: prise en main direct de la situation par tél, rdv garage sécur à Bastia pour l'arrivée, bref Y. en ouvre les bières de joie, G. et L. en ouvrent les pochons de joie partagée, et on fête ça dignement sur le vieux capot de Clio chérie, entre les Audis A8 et les SUV nacrés. Grosse ambiance.
Épisode #2: la Douane.
Sur ce, on avance. Sur ce bis: les douaniers. Moi, pas briefée, je me rends direct. Rapport à la menace des chiens 50m plus loin [qu'existent évidemment pas 50m plus loin] => je sors mes 25g verts avec mon plus joli sourire [heureusement que le Poppers c'est légal vu qu'il est neuf], pendant que Y. nie jusqu'à la muerte qu'il a rien à déclarer, rapport à que "la drogue c'est mal et que le mal c'est pas bien". CQFD.
J'ai beau savoir qu'il doit être briefé LUI, je comprends rien. Seulement que mes 25g [que Y. m'a filés au passage] vont disparaître dans l'eau d'ici 5mn. Flemme.
Surtout que sans son look de hippie et sa Clio en soins palliatifs, je les aurais gardés mes 25g. Bref.
Douanier-sans-cheveux m'emmène au bord de l'eau [so romantic] pour dire adieu à la vilaine drogue.
Je propose donc dans la foulée une cérémonie d'offrande à mon père [dispersé dans les eaux depuis 20 ans et à qui j'ai pas pu dire Bye Bye]. Douanier-sans-cheveux me demande " Il est plongeur? "
" Non il est mort. "
Douanier parle plus, j'en profite pour nous mettre en mode bras-dessus bras-dessous face à la rive [pour la dite cérémonie], puis je disperse la beuh avec un petit discours improvisé. Minute de silence # 60 secondes exactement.
Je sais pas si douanier a kiffé [en plus des cheveux il a aussi perdu sa voix # malédiction], mais mon père sûr que oui.
Y. et moi embarquons enfin, avec moins de drogue et plus d'amis.
Épisode #3: la traversée.
Culte. Coucher de soleil sur le pont. Nouvelles rencontres fortuites amicales. Dîner à la cafèt en mode Flunch [mais en pire rapport aux serveurs italiens qu'en ont rien à branler du service, de la fidélisation, et tout le bordel auquel on tient MÊME au Flunch].
# grand moment de poésie devant les frites ET les légumes vapeur ET le riz [pas] à l'italienne ET le plat du jour [de nuit] ET les patates rissolées, tout ça dans la même assiette qui ressemble à l'Everest [ j'ai tout demandé, j'ai tout obtenu, après les douaniers tout est easy].
Puis demi-nuit à 4 dans la demi-cabine de nos potes pas mécanos mais musiciens, le rêve, avec musique/vin/cigarettes-soignantes dans la VMC des WC [rapport à l'alarme], le tout à fond, ça va de soi.
Épisode #4: le débarquement.
Retrouvailles à 4 à 7h au café du 8ème avec l'ultime hymne d'arrivée à fond évidemment bien-sûr 🙉 Tout aurait pu être si simple, si les serveurs savaient servir. Ou connaissaient, même de loin hein, le concept de Cappuccino. Manifestement pas si simple.
G. remet les plateaux à l'heure au comptoir, puis j'invite les 3 paires de cojones à partir s'asseoir, convaincue que ma paire de boobs sera d'avantage pacifiante. Donc j'attends la commande, qui craint un max à l'arrivée, j'essaie de négocier un truc qui ressemble à ce qu'on a commandé [boobs au taquet], la négo se boucle sur un "va fan culo" du barman low-cost.
Par chance les 3 mots que je capte en italien, et que je rapporte à notre table avec les tasses approximatives.
G. pète un câble à la Corse, et va démonter le barman en italien.
À 7h du matin.
On adore tellement 🥰
Et on sort, à 6 cojones et 2 boobs intacts.
Épisode #5: le garage.
Étrangement tout se passe bien. Les roues ont été mal montées par Norauto de La Plaine [je répète 📣] et les écrous ont sauté tranquillou [donc on serait potentiellement morts tranquillou dès le premier jour, dommage]. Le chef d'atelier arrange TOUT et fait payer RIEN. Oui, c'est possible. # Garage Le Chalet pour ceux qu'aiment rester vivants gratuitement.
Épisode #6: J1 à Bastia.
Garage donc, déjeuner avec amis locaux [hyper fun], shopping baskets avec amis Ferry [hyper important], glaces en terrasse, courses à l'hyper [hyper glam], et arrivée de nuit à San Giovanni Di Moriani [hyper happy].
10mn d'extase jusqu'au moment de tirer la chasse: pas d'eau. Où est l'eau ? On sait pas 🤔 Mais pas dans la maison. Ni dans le village. Ça se corse en Corse.
Et ça dure 4 jours.
Y. est au bord de la PLS, moi je gère sauf les pipis de nuit dans la pampa rapport aux vaches et cochons qui circulent librement [sans papiers sans masques sans stress].
Du coup j'ai beaucoup sprinté et beaucoup travaillé le pilotage de la vessie. Bref on s'organise, et je ravale parfois l'eau du dentifrice histoire de pas gâcher.
Épisode #7: J4 de "vacances".
L'eau revient, orgasme.
Jusqu'à ce qu'un vaisseau sanguin de Y. explose dans un endroit du corps qui fait flipper [il y en a plein, choisis le tien].
Coups de fil de toute beauté à tous les Doc's de l'île de beauté, on adore toujours hein, puis enfin un qui consent à faire son travail : sauver des vies. Diagnostic tel: "Bénin mais urgent". Donc => Urgences => Polyclinique. Youpi, on avait pas fait ce musée encore.
Quelques embrouilles au secrétariat et heures d'attente plus tard, ça rentre quasi dans l'ordre. Quasi dommage, on commençait quasi à bien prendre le rythme des quasi "vacances".
Mais malheureusement, la soirée se terminant en apéro potes et en jam session, on se quasi résigne à kiffer.
Épisode #8: 3 jours de kiff.
3.Oui c'est possible. Rdv pros improvisés, rdv potes, plage, méditation, resto, grasse mat' [une seule hein faut pas déconner], bref des trucs normaux pour gens anormaux. Très bizarre. Très cool. Très inespéré.
Épisode #9: Alain.
Alain, il tient la boutique souvenirs de Moriani Plage. La moitié il les fabrique, l'autre il les vend. Alain est fan d'I Muvrini, depuis tout petit [là il est grand].
Crush instantané. Câlins, confidences, câlins, confidences, bref ça dure ça dure ça dure, et j'ai toujours pas de cadeaux pour les kids rapport à la CB pas acceptée # mafia un jour mafia toujours.
Du coup on revient demain. Et demain, c'est recrush. Câlins, confidences, câlins, confidences, ET cadeaux trop canons.
On va voir I Muvrini ensemble cet été, promesse solennelle [j'ai craché derrière le présentoir des planchas pardon], de toute façon sa copine veut pas y aller. Elle veut rien d'ailleurs apparemment 🤷🏻♀️
Depuis Alain m'appelle pour parler, de rien, c'est bien, surtout que je déteste le tél, mais j'adore Alain [et I Muvrini qui lui a sauvé la vie, pour de vrai]. # Boutique L'Arcade route de la plage à Moriani [pour ceux qu'aiment les gens qu'aiment les gens, oui c'est possible].
Épisode #10: MON départ.
C'est le mien toute seule, rapport au travail, pas envie pas envie pas envie. 12h de traversée de nuit jusqu'à Toulon [Bastia-Nice en semaine on oublie] puis 3h de transit puis 2 heures de TER Toulon-Nice [TGV on oublie].
SAUF QUE
ma copine d'amour D. de Lyon est en vadrouille camion avec son chéri depuis le même jour, à l'aveugle question destination, seule consigne: suivre les plaques d'immatriculation 333. Ouais c'est barjo. Ouais on adore.
Et bim, un camion 333 sur l'A6 qui va ? À Marseille 🙌
Du coup Marseille-Toulon en camion ça c'est possible 🙏 Et me voici recueillie à 7h du mat sur le port par mes 2 amoureux pour 3h de délires au seul bar ouvert du quai [où O. le patron compte les secondes jusqu'à notre départ # relous dans la place].
Puis direction gare en camion de luxe, life is tellement beautiful.
Tempête de câlins. Tempête de câlins. Tempête de câlins.
Puis train.
Puis fin.
vendredi 22 avril 2022
To BE back #work in progress
35 ans plus tard
Retour sur le territoire
De développement durable
Et de torture
Faut avouer
J'avoue aussi qu'aujourd'hui
La torture est consentante
Réjouissante
Flippante
En pleine recherche acoustique avec Michel PASCAL et Caroline DUVAL
Pour la prochaine créa de la Cie BE
To Be or not to Be
Back
That is the emotion
jeudi 21 avril 2022
Work in progress #ENTRE
Caroline Duval en pleine discussion avec Sandra Bechtel.
Entre soleil et poésie, préparation des différents projets de la Cie Be.
Prochaine étape, la performance « Momentum » au Forum Jacques Prévert le samedi 7 mai. Une performance en lien avec la création en cours de la Cie, « ENTRE ».
Plus d’informations sur le site du Forum et à venir sur nos réseaux !
lundi 18 avril 2022
dimanche 17 avril 2022
TABOU DU DIMANCHE # NON MA COLÈRE N'EST PAS HORMONALE
- Hommes➡ " Rien. Je n'y pense pas."
- Femmes➡ " Tenir mes clés comme une arme potentielle / Regarder à l'arrière de la voiture avant d'entrer /Porter un portable / Ne pas faire mon jogging la nuit / Verrouiller toutes les fenêtres quand je dors, même les nuits chaudes d'été / Faire attention à ne pas trop boire / Ne pas poser mon verre sans surveillance, m'assurer que je le vois remplir / Posséder un gros chien / Porter une bombe lacrymo ou un spray au poivre / Posséder un numéro de téléphone non répertorié / Enregistrer la voix d'un homme sur mon répondeur / Me garer dans des zones bien éclairées / Ne pas utiliser de parking / Ne pas monter dans les ascenseurs avec un seul homme, ou avec un groupe d'hommes / Varier ma route du travail / Regarder ce que je porte / Ne pas utiliser les aires de repos d'autoroute / Utiliser un système d'alarme à domicile / Ne pas porter d'écouteurs lors du jogging / Éviter les forêts ou les zones boisées, même dans la journée / Ne pas prendre un appartement au premier étage / Sortir en groupe / Posséder une arme à feu / Rencontrer des hommes aux premières dates dans les lieux publics / M'assurer d'avoir une voiture ou un taxi / Ne pas regarder ou avoir un contact visuel avec les hommes dans la rue / M'assurer que ma famille connait mon itinéraire / Avoir des serrures supplémentaires sur mes portes et fenêtres / M'assurer que la porte de mon garage est fermée tout le temps avant que je parte / M’assurer que la porte de mon garage est fermée tout le temps avant que je sorte de ma voiture / Laisser allumer les lumières extérieures toute la nuit / Verrouiller les portes de ma voiture dès que j'entre dedans."
Sur ces 32 mesures quotidiennes, j'en prends 29.
[parce que j'ai pas de garage, et pas le feeling avec le jogging, les chiens et les armes à feu, même si un Colt Mustang 380 m'attend sur la Riviera].
Un Taser déguisé en iPhone
Une alarme à 120 dB déguisée en porte-clés
Une bombe lacrymo déguisée en rouge à lèvres
Un kit trans-trans [transports-transformisme] pantalon/baskets/solaires/foulard
Le N° de TOUS les commissariats dans un rayon de 20 km
L'appli Sekura
Une vision laser à 360
ET un marimaginaire boxeur super-jaloux-super-pas-commode-qui-m'attend-juste-là-bas-et-qui-va-te-défoncer-ta-gueule-si-t'insistes.
Le tout H24 dans mon sac.
ET JE DÉGAINE AU MOINS 3 CHOSES PAR JOUR, les jours où je sors.
OUI, ma colère est quotidienne
OUI, ma colère est bien réelle
OUI, ma colère pèse dans mon sac
OUI, ma colère est épuisante
OUI, ma colère est infinie
OUI, ma colère est contagieuse
OUI, ma colère est celle de ma fille, ma sœur, ma nièce, ma mère, ma meilleure amie
OUI, NOTRE colère est inadmissible
lundi 11 avril 2022
San Giovanni Di Moriani // 11 avril 2022 # vacances J1
2022
2022
Pas d'eau
Pas d'eau PAS D'EAU
Oui ça se peut
En 12h on s'adapte
Comme on peut
Assez mal en fait
Se laver les mains ?
Bein non
Se brosser les dents?
Oui, mais chaud le rinçage
Cuire des pâtes ?
Bein non
Faire ses besoins ?
Oui, mais chaud le derrière à l'air sous les buissons du voisin [qu'on connaît pas hein]
Faire la vaisselle ?
Bein non
On recycle on économise
Ou on arrête de manger ça marche aussi
Se laver le corps
Oui, mais certaines parties bien choisies, chacun ses priorités hein
Se laver les cheveux
Bein non, style Rastafatai adopté
Faire disparaître le verre de rouge haut de gamme éclaté au sol [pour cause de perte de repères aquatiques]
Oui, mais pas cool sopalin lingettes et parfum d'alcoolique anonyme dans la cuisine Mobalpa
Boire
Oui et non
Oui sinon on meurt hein, et non sinon on urine en continu et retour à la case pas de chasse d'eau
Bref
La Corse c'est top
Vraiment
Demain c'est shampooing chez Gilles
Besoins aux WC de la cafet du Leclerc [spacieux à proposer une soirée mousse, je tiens un truc]
Douche on verra
Ou pas
Repas on sait pas
Le reste non plus demain on sait pas
Le reste qu'a rien à voir avec la pénurie je veux dire
Le mood la mort la vie
Le kiff le spleen la maladie
On sait pas de chez pas
On sait qu'on sait pas
Pas grave on fait comme si
Sinon la chute libre à la sonnerie
Du réveil
Là c'est retour aux sources
Minimalisme de survie
À l'ère du tout cuit
Enfant gâtée que je suis
Inconsciente de cette eau free
De midi à minuit
Là je peux te dire
Suis bien gâtée question ressources
À inventer
Pour poser ma poudre pailletée après les ablutions automatiques
Pendant que l'homme qu'a pas de poudre pailletée
Se tire avec tout le plastique
Dans un réflexe d'ours mal léché
Retrouver l'eau à LA source
dimanche 10 avril 2022
# tabou du dimanche * CES [P]HO[B]BIES DE CHAQUE INSTANT
Être
Enfermée Immobilisée Coursée Harcelée Attaquée Incarcérée Rejettée Humiliée Ratée Ruinée Trahie Soumise Inutile Malade Morte Derrière des barreaux Devant des projos[
P]HO[B]BIE
Avoir
Des douleurs Des traumas Des blattes Des dettes Des paniques Des diagnostics Des malaises Des punaises Des rides Des Hemorroïdes Des tocs Des électrochocs Des rdv pros Des rdv chauds
[P]HO[B]BIE
Prendre
L'avion L'ascenseur L'autoroute Les grands axes Les souterrains Le RER C Des médocs Des kilos Des râteaux
[P]HO[B]BIE
Faire
De l'escalade Du canyoning De la rando De la spasmo Des mammos Des fibros Des colos Des abdos Des arythmies Des insomnies Des frottis Des CDI Des IRM Des IVG Du VTT
[P]HO[B]BIE
Mettre
Un masque Un stérilet Une sonde Des implants Des capotes Des oeillères Des bikinis Des couches De l'eau dans mon Bordeaux
[P]HO[B]BIE
Monter
Des projets Des meubles Des marches Des stratagèmes En altitude En pression En grade Un Pur-sang Un Pur-con Au créneau Au Ciel
[P]HO[B]BIE
Descendre
Une piste verte Un être humain À la cave À -1000€ À -1000 sous l'eau Aux poubelles Aux oubliettes Aux enfers
[P]HO[B]BIE
Aller
Au labo À l'hosto À Fleury À l'Urssaf À Bombay À l'Elysée Au crématorium Chez le dentiste Chez Zara Chez Inter
[P]HO[B]BIE
Fréquenter
La nuit La violence à misère Les insectes Les cons L'injustice La perversion L'abus L'emprise Les réseaux sociaux Les psychopathes Les psycho rigides Les gourous Les grands obsédés Les grands magasins Les Assedic
[P]HO[B]BIE
Conclusion #1
Qu'est-c'que j'm'éclate mon dieu
Conclusion #2
On s'éclate comme on veut
Conclusion #3
LA VIE EN BLEU
💊🌥💉
dimanche 3 avril 2022
Tabou du dimanche #[EN]VIE 🔥❤💣
"On fait pas toujours ce qu'on a envie de faire dans la vie"
Et là je suis morte
De stupéfaction, d'absurdité, de colère
QUI a sorti cette saloperie de déclaration
QUI c'est, en vrai
Et à quelle heure il a raison
Sur la fonction de l'envie
Et son utilisation ?
Personne justement.
Exactement : PERSONNE.
Au mieux un pervers
Né pour flinguer le monde
Gratuitement
Dément.
Si je fais pas ce que j'ai envie
À quoi ça me sert de rester en vie ?
J'vais pas faire les envies des autres en vie
Ce serait très con
Et je vais pas enchaîner les rides et les poils blancs
En me disant inexorablement
"non bichette, on fait pas toujours ce qu'on a envie dans la vie"
Ce serait très très con
Bien-sûr que mon devoir est de faire ce que j'ai envie
Tant que je suis en vie
Et même dans mes futures vies de morte
Avant tout
Personne va s'occuper de mes envies à ma place
Normal
Les gens ont déjà pas le temps de t'appeler pour ton anniv
Manquerait plus qu'ils se tapent tes envies
Du coup elles vont crever
Et je vais faire de tout mon vivant
Un enviecide permanent ?
Pour un dicton à la con?
Ce serait très très très con.
Mes envies sont reines
Et je devrais les traiter comme des bagnardes ?
Comme des bâtardes même ?
Filles de Père Robotisé et Mère Culpabilité ?
Alors qu'elles sont clairement filles de Père Éclairé et Mère survie ?
Parce que c'est ça les envies
C'est la survie
Celle de ton âme et de ta présence ici
C'est pas des caprices de mômes
Ou de pseudo stars sous coke (qui savent vachement bien faire aussi des caprices faut pas se mentir)
La réalisation souveraine de mes envies reste la seule preuve de mon passage
Et qu'on me parle pas de la descendance comme preuve
Parce que là aussi je négocie pas sur l'envie AVANT tout
Avant le Bon moment
Avant le BON âge
Avant la BONNE situation pro
AVANT d'avoir pratiqué le potentiel père la potentielle BONNE longueur de temps
Y a PAS moyen
C'est l'envie qui règne et ordonne
Et si elle pousse dans mon jardin organique
Même 5mn mais que je la sens
Comme on sent l'odeur de la boulange en passant devant par hasard à 6h du mat
Et que soudain l'envie d'un croissant chaud devient obsession
C'est pareil
L'envie véritable supporte pas la stratégie
Le désir oui
Il se cultive et se densifie avec le temps et le fantasme
Mais pas l'envie
Aussitôt née elle peut partir en réa et y crever
Si je lui donne pas le sein direct
Je sais j'ai déjà essayé
Plusieurs fois
Trop de fois
Vraiment trop ça craint
J'ai déjà un petit enviecide dans mon casier
Petit hein
Et il va rester petit
J'en ai envie plus que tout
DONC
Si j'ai envie
De faire mon premier mariage visio
En pyj peignoir léo
Sur écran géant
Rapport aux zéros rassemblements
Et d'ambiancer la mairie vide
Avec ma Grey Goose pleine
À 10h du mat
Devant Mr le Maire
[Ou plutôt derrière]
En duplex Paris - Cagnes sur mer
💥GO✌
vendredi 1 avril 2022
LA VIE D'ART[R]ISTE # RDV [QUASI] PRO
L'éditeur
Moi
On discute
On étudie le contrat
J'en reviens pas
Un livre à MOI
C'est la première fois
Je suis excitée
Lui aussi on dirait
Il me dit
"J'aimerais beaucoup te baiser une fois par semaine"
Stupéfaction
Panique
Je me dis
"Keep the power sister and stay pro"
J'me ressaisis
Puis je lui dis
"Pourquoi pas le lundi"
Je sais pas d'où c'est sorti
Instinct de survie
Il rit
Moi aussi
Jaune ou gris on sait plus trop
Je crois que j'ai réagi comme il faut
Pro
Bien-sûr le lundi c'est NO
Les autres jours aussi
Le contrat c'est OUI
Bien-sûr il a compris
To be or not to be
Pro
C'est chaud
C'est not easy
💣💔
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